D’où viennent les migrants ?

Tout d’abord, il est important de faire le distinguo entre « Réfugié » et « Migrant ». Le statut de réfugié est en effet défini par le droit international et concerne toute personne ayant obtenu l’asile dans un pays étranger au sien. Un pays que cette personne a quitté car elle s’y sentait en danger de mort à cause « de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. »

Tous les réfugiés peuvent être considérés comme des migrants, mais pas l’inverse. En effet, une personne qui quitte son pays d’origine pour des raisons économiques, climatiques ou politiques n’obtient pas forcément le statut de réfugié.

Depuis le début de la crise des migrants, la Syrie est le pays qui compte le plus de fuites vers l’étranger à cause du conflit qui oppose le régime de Bachar El-Assad et les rebelles armés. Les migrants viennent également principalement d’Afghanistan, d’Irak, de pays de la Corne de l’Afrique (Somalie, Érythrée), d’Afrique de l’Ouest (Nigéria, Mali) et d’Afrique du Nord (Libye, Égypte). Certains pays d’Asie représentent également une part marginale du flux migratoire.

Rejoindre l’Europe à tout prix

Une fois en Europe, la majorité des migrants est accueillie en Allemagne qui capte 38 % des demandes d’asiles en Europe. Viennent ensuite la Hongrie et l’Autriche. En France, 100 412 demandes d’asile ont été effectuées auprès de l’OFPRA en 2017.

Depuis le début de la crise des migrants, les pays d’Europe peinent à trouver un accord sur les modalités d’accueil et gérer la prise en charge humanitaire de ces populations déplacées. Régulièrement, des embarcations transportant illégalement des migrants cherchant à rejoindre les côtes s’échouent en mer Méditerranée. La photo du petit Aylan, enfant retrouvé mort sur une plage turque en 2015, est devenue l’un des symboles de la crise migratoire en Europe.

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