Bonbons : des nanoparticules contenues dans plus d'une centaine de sucreries

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Santé
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Une association ayant mené l'enquête révèle que plus d'une centaine de bonbons contiendraient des nanoparticules, soient des composants conçus à base d'un cancérigène probable.

Il est fréquent d'inviter à réguler une consommation de bonbons en raison des divers risques sanitaires que l'absorption massive de ces sucreries implique. Et il est un danger qui n'était pas forcément évoqué, celui de la présence de nanoparticules à l'intérieur de ces friandises.

L'association Agir pour l'environnement a mené l'enquête sur les composants des bonbons, et dans ses résultats communiqués jeudi et rapportés par La Parisienne, on apprend donc qu'une centaine d'entre eux contiendraient des nanoparticules.

Un cancérigène probable dans les nanoparticules des bonbons

Comme leur nom l'indique, il s'agit de composants à la taille microscopique qu'il est fréquent de retrouver dans d'autres types de produits tels les crèmes solaires, les textiles ou de la peinture. Leur principal problème résiderait en fait dans l'additif alimentaire E171, qui figure souvent dans ces produits.

Cet additif est ainsi formé à dioxyde de titane. Magali Ringoot, coordinatrice des campagnes de l'ONG, se veut des plus alarmantes quant aux effets indésirables de ce pigment : "Le dioxyde de titane a été classé cancérigène probable et on le suspecte d'avoir des effets toxiques sur l'ADN et les cellules. Sa présence sous forme nanométrique augmente sa dangerosité car il est capable de franchir les barrières de l'intestin, du cerveau et des reins et de s'accumuler dans l'organisme."

Une nouvelle enquête demandée par le gouvernement

L'Association nationale des industries alimentaires (Ania) estime que les industriels ne sont pas en faute sur ce point, rappelant que la présence de nanoparticules "n'est pas interdite par les réglementations française et européenne". Et d'ajouter que "dans leur dernier avis, les experts de l'EFSA [NDLR : Autorité européenne de sécurité des aliments] ont conclu que les données disponibles sur le dioxyde de titane dans les aliments n'indiquaient pas de problème pour la santé des consommateurs."

Quoi qu'il en soit, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) a été sollicitée par les ministères de la Santé et de l'Environnement pour conduire une nouvelle enquête, et une expertise d'avoir été récemment ouverte dans le but "d'évaluer les risques d'exposition aux nanomatériaux via la consommation de denrées alimentaires".

Crédits photos : © Pixabay / Public Domain

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