Affiches de prévention contre le sida : Marisol Touraine saisit la justice

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Affiches de prévention contre le sida

La ministre de la Santé et des Affaires sociales Marisol Touraine a décidé de saisir la justice après que des maires d'Angers et d'Aulnay-sous-Bois aient pris des arrêtés afin de retirer de leur ville des affiches de prévention contre le sida mises en place par le gouvernement.

Sur son compte Twitter, Marisol Touraine a prévenu hier "Pour la santé publique et contre l'homophobie, je saisis la justice après la censure par certains maires de la campagne de prévention du VIH. Quelques uns refusent de voir 2 hommes ensemble, veulent censurer cette campagne ? ".

Cette semaine est née une polémique autour de la campagne de prévention contre le virus du Sida (VIH) dans laquelle deux hommes s'enlacent. Les maires d'Aulnay-sous-Bois, Angers ou encore Compiègne ont jugé cette campagne du gouvernement comme contraire "aux bonnes moeurs" ou "provocantes". Ils ont du coup décidé de retirer les affiches de leur ville.

Marisol Touraine qualifie la réaction des maires de "censure"

Immédiatement, Marisol Touraine a qualifié ces réactions de "censure" et annoncé qu'elle allait saisir la justice administrative.

Mais alors, d'où est partie cette polémique ? Tout arrive vendredi dernier par le biais d'un tweet du responsable de la Manif pour tous dans l'Ouest de la France Louis Ronssin qui met en ligne un cliché de la pub contre le VIH avec cette précision : "Nettoyage en cours à deux pas d'une école primaire". Pour Louis Ronssin, cette campagne incite "à la débauche" (source LCI).

Du côté des maires, Bruno Beschizza (Les Républicains d'Aulnay-sous-Bois) a expliqué avoir pris cet arrêté afin d'agir au nom de la "protection de l'enfance", tout en s'expliquant sur BFM "Quand on met des messages subliminaux d'une aventure d'une nuit, d'accouplement sans parler d'amour de manière aussi lapidaire, sur un abribus, sans contextualiser, j'imagine un enfant de cinq ans qui, sans libre-arbitre, peut avoir une certaine confusion dans l'esprit", a-t-il précisé.
Quant au maire d'Angers, cette campagne a plus sa place dans "des magazines pour adultes" que "devant des écoles primaires".

Même l'ex-candidat à la primaire de la droite et du centre Jean-Frédéric Poisson (ancien maire de Rambouillet) s'est exprimé sur ce sujet : "Je dénonce une campagne d'affichage faisant "la promotion de l'adultère".

Crédits photos : capture écran compte Twitter 18/11 @jfpoisson78

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