La première condamnation pour outrage sexiste a été prononcée
C'est dans l'Essonne qu'un homme a été condamné à 300 euros d'amende, une première depuis l'entrée en vigueur de la loi contre les violences sexistes et sexuelles cet été.
Mercredi dernier, dans un bus à Darveil (Essonne), un homme dont le parquet rappelle qu’il était « fortement alcoolisé » s’en prend à une femme âgée de 21 ans.
« Il lui a assené une claque sur les fesses. Puis, semble-t-il pour légitimer son acte, il se met ensuite à l’outrager : il la traite de ‘pute’, lui dit ‘t’as de gros seins' », indique encore le parquet.
Le chauffeur du bus attend la police
Aussitôt, la jeune femme s’éloigne pour rejoindre l’avant du bus, où le chauffeur est agressé par l’homme. Il stoppe son bus, en verrouille les portes jusqu’à ce que les forces de l’ordre interviennent.
Quelques jours seulement après les faits, vendredi, l’homme comparaissait devant le tribunal correctionnel d’Évry, par lequel il a été condamné à une amende de 300 euros pour outrage sexiste.
Marlène Schiappa se félicite de la condamnation
En outre, il a été condamné à neuf mois de prison dont trois ferme, une peine assortie d’une mise à l’épreuve avec une obligation de soins, pour l’agression sexuelle de la jeune femme ainsi que celle du chauffeur. Il se trouve actuellement incarcéré.
👩🏽✈️1ère condamnation pour outrage sexiste !
Bravo pour la réactivité du chauffeur de bus et mise en œuvre de la sanction. Ensemble mettons fin aux violences sexistes et sexuelles.#nerienlaisserpasser #loischiappa @NBelloubet @gerardcollomb @ALouisDeputee13 @LaetitiaAvia https://t.co/3DzKEcxoV1— 🇫🇷 MarleneSchiappa (@MarleneSchiappa) September 25, 2018
La chancellerie a précisé qu’il s’agissait là d’une « première condamnation pour outrage sexiste au niveau national », et la secrétaire d’État à l’égalité femmes-hommes Marlène Schiappa a réagi via Twitter : « 1ère condamnation pour outrage sexiste ! Bravo pour la réactivité du chauffeur de bus et mise en œuvre de la sanction. Ensemble mettons fin aux violences sexistes et sexuelles ».
La loi visant à contrer les violences sexistes et sexuelles a été définitivement adoptée au début du mois dernier, et l' »outrage sexiste » est passible de 90 euros minimum d’amende immédiate.