En bref
- Cligner des yeux prend trois ans et demi
- Avaler peut occuper un an et neuf mois
- Toilettes et voiture approchent chacune trois ans
On les fait sans y penser. Et pourtant, mis bout à bout, ces petits gestes du quotidien occupent des années entières au cours d’une vie. Le contraste est frappant, parce que chacun paraît insignifiant pris séparément.
Des réflexes invisibles qui prennent des années
Le plus parlant reste le clignement des yeux. Une personne éveillée cligne en moyenne 12 fois par minute, et chaque clignement dure environ un tiers de seconde. Sur une journée de 16 heures, cela représente 11 520 clignements, soit un peu plus d’une heure.
À l’échelle d’une vie de 80 ans, on arrive à trois ans et demi passés simplement à cligner des yeux.
L’avalement n’est pas loin derrière. On avale au moins 500 fois par jour, souvent sans manger, juste pour faire circuler la salive de la bouche vers l’estomac, puis dans le reste du corps avant un nouveau cycle. Certaines études ont mesuré un rythme normal allant jusqu’à 1,32 déglutition par minute, soit presque 2 000 fois par jour. Total estimé sur une vie moyenne, un an et neuf mois.
Le bâillement, lui, paraît anecdotique. Mais un adulte bâille environ neuf fois par jour. Plus jeune, c’est davantage encore, puisqu’un fœtus de 12 semaines bâille 25 fois par jour. Au total, cela représente au moins deux semaines sur une vie.
Le corps répète, la montre tourne
Certains gestes n’ont rien d’automatique, mais reviennent si souvent qu’ils finissent par compter. Mettre ses chaussettes, par exemple, prend environ 20 secondes. Si vous en portez tous les jours, cela finit par représenter presque une semaine entière.
Même logique pour le fait de se gratter. Sans allergie particulière, la plupart des gens se grattent 97 fois par jour, pendant quelques secondes à chaque fois. Résultat, environ deux mois au total sur une vie.
Toilettes et voiture, le match inattendu
Le temps passé aux toilettes change d’échelle. L’estimation va de un à trois ans, selon l’apport en fibres dans l’alimentation, mais aussi selon le temps passé à faire défiler son téléphone.
La voiture n’est pas très loin. Un individu passe un peu moins de trois ans à voyager en voiture au cours de sa vie. Bref, certains passent donc plus de temps assis sur des toilettes que sur un siège de voiture.
Ce genre de calcul ne raconte pas seulement une curiosité statistique. Il montre surtout à quel point le quotidien se construit par accumulation, presque à bas bruit, jusqu’à occuper une part très concrète d’une vie.