En bref
- Des voyages fréquents amélioreraient le bien-être
- Les plus vulnérables en profiteraient davantage
- Le tourisme local pourrait en tirer parti
Partir souvent, même près de chez soi, pourrait faire plus que couper avec la routine. Une étude menée par l’Université de Sunshine Coast relie les voyages de loisirs fréquents à une meilleure santé mentale, avec des effets qui ne s’arrêteraient pas au retour.
Des escapades régulières, pas seulement un simple break
Ce que les chercheurs décrivent, c’est un bénéfice qui dépasse le repos immédiat. Les personnes qui voyagent plus souvent pendant leur temps libre déclarent davantage de bonheur, une meilleure qualité de vie et plus de résilience psychologique.
Pour Rory Mulcahy, chercheur principal à l’Université de Sunshine Coast, voyager ne doit pas être vu uniquement comme une parenthèse dans les obligations du quotidien. Il estime que ces expériences peuvent produire des effets positifs qui se prolongent dans le temps.
Pourquoi les plus fragiles semblent en profiter davantage
L’un des points les plus marquants de l’étude concerne les personnes qui se sentent plus vulnérables, ou qui gèrent moins bien les difficultés et le stress. Ce sont elles qui semblent tirer le plus grand bénéfice de ces départs répétés.
Rory Mulcahy explique ainsi « Notre recherche montre que les personnes qui se sentent plus vulnérables ou qui ont moins de capacités pour faire face aux difficultés sont celles qui bénéficient le plus de voyages fréquents ». Selon lui, elles parviennent à mobiliser les émotions positives nées du voyage pour mieux traverser les épreuves et évoluer à partir de ces expériences.
À l’inverse, le lien entre escapades fréquentes et bien-être apparaît moins net chez les personnes qui disposent déjà de compétences d’adaptation modérées ou élevées, ainsi que chez celles dont la vulnérabilité reste faible ou modérée.
Ce que ces résultats pourraient changer
Les conclusions de l’étude ne concernent pas seulement les habitudes de vacances. Elles pourraient aussi intéresser le secteur touristique, les politiques publiques et les professionnels de la santé mentale.
D’après Rory Mulcahy, les acteurs du tourisme pourraient concevoir des offres destinées en priorité aux personnes traversant des situations plus fragiles, ou disposant de moins de ressources pour faire face aux difficultés. Les responsables publics, eux, pourraient s’appuyer sur ces résultats pour défendre des investissements favorisant des voyages plus fréquents près du domicile. Quant aux professionnels de la santé mentale, ils pourraient conseiller à leurs patients des escapades régulières pour leurs effets psychologiques.
Ce que l’étude met sur la table est assez simple. Le voyage de proximité n’est pas seulement une affaire de loisirs, il pourrait aussi devenir un levier de bien-être plus durable.