En bref
- Le meilleur repère reste 7 à 8 heures
- Plus de 9 heures est lié à plus de décès
- Le sommeil pourrait entrer dans les bilans médicaux
Entre sept et huit heures par nuit, c’est là que le risque observé est le plus bas. Une étude menée par des chercheurs de l’Université nationale de Taïwan rappelle au passage un point moins intuitif, dormir trop peu n’est pas idéal, mais dormir trop longtemps ne l’est pas non plus.
Le point d’équilibre se situe au milieu
Les chercheurs ont relevé la mortalité la plus faible chez les personnes qui dormaient entre sept et huit heures par nuit. Sur les trois décennies d’observation, cela correspond à 10,57 décès pour 1.000 personnes.
Chez celles qui dormaient moins de six heures, le taux montait légèrement, à 10,97. Mais le chiffre grimpait encore davantage pour les nuits de plus de neuf heures, avec 11,27. Dit autrement, l’excès de sommeil apparaît ici plus défavorable que le manque très court, même si l’écart reste mesuré.
Une étude suivie sur trois décennies
Ce résultat vient d’un travail publié cette semaine dans le Journal of Sleep Research. L’équipe de Taïwan a suivi les habitudes de sommeil de plus de 3.000 personnes pendant 30 ans.
Ce temps long compte. Il permet de regarder des tendances sur la durée, pas seulement une photo prise à un instant donné. Et sur ce sujet, c’est souvent ce qui fait la différence entre une intuition de bon sens et un signal qui mérite d’être pris au sérieux.
Pourquoi ce résultat intéresse les médecins
Les auteurs expliquent avoir observé qu’une durée de sommeil prolongée était associée à un risque plus élevé de mortalité toutes causes confondues. Ils ajoutent que la pression artérielle n’expliquait qu’une part modeste de ce lien.
Leur conclusion va plus loin que le simple conseil de bien dormir. Selon eux, l’évaluation de la durée du sommeil pourrait être intégrée aux contrôles médicaux de routine afin d’aider à repérer des personnes présentant un risque plus élevé pour leur santé.
Ce que l’étude retient, au fond, est assez simple. Le sommeil reste un indicateur de santé à part entière, et pas seulement une question de confort. Pour les médecins comme pour vous, la bonne durée ne se joue pas dans l’excès, mais dans l’équilibre.