Ces gestes d’hygiène banals qui peuvent aggraver les odeurs

Se laver ne suffit pas toujours à éviter les mauvaises odeurs. Une dermatologue pointe cinq habitudes courantes qui peuvent les favoriser sans qu’on s’en rende compte.

Personne relevant le bras dans la salle de bains
Image d'illustration. Des gestes banals peuvent renforcer les odeurs. — ADN

En bref

  • Cinq habitudes peuvent favoriser les mauvaises odeurs
  • L’humidité et certains vêtements jouent un rôle clé
  • La langue et des zones oubliées comptent aussi

On peut se doucher, mettre du déodorant, sortir de chez soi en se croyant impeccable, et pourtant sentir que quelque chose ne va pas. C’est le point soulevé par la dermatologue Ana Molina, qui relie ces mauvaises odeurs à des habitudes très ordinaires, parfois plus qu’à un manque de parfum ou de déodorant.

Le problème n’est pas toujours le parfum

Pour Ana Molina, l’odeur corporelle ne tient pas seulement aux produits qu’on applique. Elle peut aussi venir d’une accumulation de sueur, de sébum, d’humidité ou de bactéries dans des zones qu’on surveille mal.

Sa conclusion va dans ce sens. Elle explique que sentir bon ne consiste pas à mettre plus de parfum, mais à comprendre où l’odeur se cache et à la traiter. Dit autrement, l’enjeu est moins de masquer que d’agir à la bonne place.

L’humidité et les vêtements rejouent le problème

Premier réflexe en cause, se rhabiller trop vite après la douche. La spécialiste insiste sur les pieds, les aines, les aisselles ou encore le dessous de la poitrine. Dans sa vidéo, Ana Molina résume la situation ainsi : « Cela paraît idiot, mais laisser de l’humidité sur les pieds, les aines, les aisselles ou sous la poitrine, c’est littéralement offrir un spa de luxe aux bactéries et aux champignons. Et quand eux font la fête, vous sentez la fête. »

Autre erreur fréquente, remettre un vêtement qui semble propre. L’absence d’odeur évidente ne veut pas dire qu’il est vraiment net, surtout pour les tenues de sport. La dermatologue prévient que les textiles techniques de salle de sport retiennent dans leurs fibres la sueur, la graisse, les bactéries et l’odeur.

Cheveux et bouche, deux angles souvent sous-estimés

Le cuir chevelu entre aussi dans l’équation. Selon Ana Molina, il peut accumuler sébum, transpiration, cellules mortes, pollution et résidus de produits. Et si l’on porte une casquette, un casque ou si l’on fait du sport, le mélange devient encore plus chargé, avec à la clé racines lourdes, démangeaisons, pellicules et odeur.

Même logique pour l’hygiène buccale. Se brosser les dents ne suffit pas toujours. La langue peut garder une couche blanchâtre qui concentre bactéries et composés soufrés, ce qui favorise la mauvaise haleine.

Les zones oubliées changent tout

Dernier point, et pas le moins important, certaines parties du corps passent vite sous le radar pendant la douche. Ana Molina cite notamment le cou, le nombril, derrière les oreilles, entre les orteils ou sous la poitrine.

Bref, l’alerte est simple. Une bonne hygiène ne se limite pas à l’eau, au savon ou à une odeur agréable. Elle repose aussi sur l’attention portée à ces petits gestes qui, mis bout à bout, font la différence.

Morgan Fromentin

Spécialiste Santé

X Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
Astuces Hygiène Quotidien

Lisez 24matins en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources

À découvrir

La suite, sélectionnée pour vous.