Vaccin papillomavirus : Depuis le lancement en collège, aucun danger détecté par l’ANSM

Depuis octobre 2023, une campagne nationale vise à vacciner les élèves de 5ème contre le papillomavirus humain. Alors que des effets secondaires non dangereux ont été signalés, l'agence de sécurité du médicament n'a identifié aucun nouveau risque.

Image d'une seringue à côté d'un flacon de vaccin éclairés par une lumière ciblée.
Image d'illustration. Vaccin et seringue en lumière focalisée — ADN

Tl;dr

  • Pas de nouveaux risques liés au vaccin contre le papillomavirus.
  • Principaux effets secondaires : douleurs locales, céphalées, vertiges, troubles digestifs.
  • Augmentation notable de la vaccination contre le papillomavirus chez les garçons.
  • Souligné l’importance de la surveillance post-vaccination par l’ANSM.

La vaccination contre le papillomavirus : un risque maitrisé

L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) soulage nos inquiétudes. Dans son dernier communiqué, elle réitère la sécurité du vaccin contre le papillomavirus, établissant qu’aucun nouveau risque n’a été observé au cours de la première phase de la campagne nationale de vaccination en collèges.

Les effets indésirables : connus et gérables

Parmi les symptômes post-vaccination, ceux notifiés étaient majoritairement non graves et déjà connus, telles que des réactions au lieu de l’injection (rougeurs, douleurs et inflammations), des céphalées, des sensations de vertige, des troubles gastro-intestinaux, de la fièvre, de la fatigue. Il est à noter que ces effets apparaissent généralement peu de temps après la vaccination et sont de durée limitée.

Une vaccination en hausse chez les garçons

L’ANSM note que l’âge moyen de ceux qui déclarent des effets indésirables est de 12,3 ans et que ces symptômes sont surtout signalés chez les garçons.

La surveillance post-vaccination se poursuit

Après la tragique nouvelle du décès d’un collégien suite à une chute après un malaise post-vaccinal, l’ANSM recommande maintenant aux élèves de rester assis ou allongés après l’administration, de sorte à prévenir d’éventuelles blessures.

Malgré les efforts de l’association E3M pour y mettre un terme, la campagne de vaccination contre le papillomavirus se poursuit. Leur argument selon lequel le vaccin provoquerait une maladie rare, la myofasciite à macrophages, a été rejeté par le Conseil d’État, en opposition aux preuves du « bon profil de sécurité » du vaccin Gardasil 9.

La surveillance du vaccin se renforce, en collaboration avec les centres régionaux de pharmacovigilance, et un second rapport sera publié après la distribution des secondes doses.

En conclusion, une hausse notable de la vaccination contre le papillomavirus est à noter en France, y compris en médecine de ville, depuis le début de la campagne en collèges.

Jérôme Nelra

Spécialiste Société

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