En bref
- Le gazole recule nettement dans 7 600 stations
- 3,6 millions de barils déjà remis sur le marché
- Le dispositif doit durer trois mois
Le recul du prix du gazole devient concret pour une large partie des automobilistes. Ce vendredi 6 novembre 2026, Bercy indique une baisse moyenne de 19 centimes dans 7 600 des 10 000 stations du pays.
Une baisse qui devient enfin visible
Dans 4 000 stations, le repli dépasse même 20 centimes par litre. Roland Lescure, ministre de l’Économie, l’a fait savoir sur les réseaux sociaux.
Les chiffres confirment un mouvement plus large. D’après une analyse de l’AFP fondée sur des données publiques de 9 197 stations, le litre de gazole vendu en moyenne à 2,38 euros au milieu de la semaine dernière est tombé à 2,22 euros vendredi. Cela représente un recul d’environ 16 centimes.
L’écart entre les deux séries de chiffres tient au périmètre observé, mais le sens est le même: la baisse s’installe enfin à la pompe.
Le choix des stocks stratégiques
Cette détente des prix suit le déstockage lancé par le gouvernement le 1er novembre. L’État a commencé à vendre à prix coûtant des barils de gazole issus des stocks stratégiques.
L’opération avait été annoncée en octobre. Elle doit porter sur 10 millions de barils étalés sur trois mois. À ce stade, 3,6 millions de barils ont déjà été mis en vente, soit un peu plus d’un tiers du volume prévu, selon Bercy.
Pour l’exécutif, l’objectif est simple: faire retomber une partie de la pression sur les ménages qui dépendent de leur voiture, alors que la question du pouvoir d’achat reste très présente.
Une réponse à la flambée, avec des gagnants inégaux
La mesure vise d’abord le gazole routier, mais pas seulement. Elle concerne aussi le fioul domestique et le gazole non routier, utilisé notamment par les agriculteurs et les engins de travaux.
Le gouvernement a décidé ce dispositif exceptionnel sur fond de flambée des carburants et, plus largement, de l’énergie, dans le sillage de la guerre au Moyen-Orient. L’exécutif y voit un moyen de limiter la précarité énergétique en France.
Tous les distributeurs n’en profitent pas au même rythme. Les grands groupes, comme TotalEnergies, E. Leclerc, Coopérative U ou Intermarché, avaient annoncé des baisses dès le 31 octobre. Des acteurs plus petits, eux, expliquent ne pas avoir encore bénéficié des volumes déstockés. C’est l’un des points à suivre dans les prochains jours.