En bref
- 10 millions de barils de gazole débloqués
- Baisse visée de 12 à 18 centimes
- EDF sollicitée pour contenir l’électricité
Le gouvernement vise une baisse de 12 à 18 centimes par litre de gazole grâce à la libération de 10 millions de barils issus des stocks stratégiques français. L’annonce a été faite mercredi 7 septembre par le Premier ministre Sébastien Lecornu, depuis Matignon.
Une baisse promise à la pompe
Ces volumes doivent être mis à la disposition des distributeurs en France. Sébastien Lecornu a précisé qu’ils avaient été achetés avant la flambée des cours et qu’ils seraient cédés au prix de revient. L’exécutif compte donc sur un effet mécanique sur les tarifs affichés à la pompe.
Le Premier ministre a aussi indiqué qu’il réunirait prochainement les distributeurs à Matignon pour travailler à la mise en oeuvre de cette mesure. Il a défendu un outil capable, selon ses mots, d’« amortir une partie du choc ».
Une réponse à une crise qui dure
La décision arrive alors que la crise des carburants se prolonge, avec des prix toujours très élevés et des pénuries signalées sur l’ensemble du territoire. Le sujet s’ajoute à un climat déjà chargé, entre manifestations lycéennes et annonce du budget 2027 le 1er octobre dernier.
Sur le fond, le gouvernement relie cette tension durable au conflit dans le Golfe et au blocage du détroit d’Ormuz. Ce sont ces perturbations qui maintiennent les cours mondiaux à un niveau élevé.
Une décision inscrite dans un plan plus large
La France ne bouge pas seule. Cette libération intervient après un accord des dirigeants du G7, coordonné par l’Agence internationale de l’énergie. Le principe retenu est de débloquer jusqu’à 100 millions de barils de gazole et de pétrole brut sur quatre mois pour relâcher la pression sur les prix.
Dans ce cadre, des stocks jugés substantiels doivent arriver sur le marché dans les 20 prochains jours. Les pays concernés laissent aussi la porte ouverte à de nouveaux déblocages si la situation l’exige.
L’électricité aussi dans le viseur de Matignon
Au-delà du carburant, Sébastien Lecornu a assuré que le prix de l’électricité n’augmenterait pas cet hiver. Il a demandé à EDF de mobiliser au maximum ses capacités pour éviter une flambée.
Le signal est clair. Matignon tente de contenir en même temps deux fronts très sensibles pour les ménages, le gazole d’un côté, l’électricité de l’autre. La réunion avec les distributeurs doit maintenant préciser le calendrier concret de la baisse attendue.