Pharmacie 2.0 : Les médicaments en vente libre sur la toile

La pharmacie 2.0 devrait révolutionner le domaine puisque les internautes pourront acheter en ligne les médicaments. Les réactions sont nombreuses et certaines ne sont pas en faveur de Marisol Touraine, qui vient de donner son approbation.

Image en gros plan d'une croix verte lumineuse sur la devanture d'une pharmacie au crépuscule
Image d'illustration. Gros plan d une croix verte éclairée sur la devanture d une pharmacie au crépuscule — ADN

La Pharmacie 2.0 est un concept qui devrait satisfaire les nombreux internautes. Ces derniers ne devront plus se déplacer dans une pharmacie puisque la vente de médicaments sur Internet est légale. Bien sûr, les produits proposés sur ces e-boutiques seront ceux délivrés sans ordonnance. Ainsi, tout ce qui est en vente directe dans les établissements pourra être acheté sur Internet, mais la ministre de la Santé a émis tout de même une condition. La vente devra se faire exclusivement sur le site Internet de la pharmacie. Cela devrait donc limiter la contrefaçon et les mises à disposition illégales qui se multiplient sur Internet. C’est lors du conseil des ministres que Marisol Touraine a fait part de sa décision. Les pharmaciens qui disposent d’une licence leur offrant l’opportunité d’ouvrir une pharmacie physique pourront vendre les médicaments sur Internet.

Cette décision ne fait pas l’unanimité

Ce concept devrait donc révolutionner le secteur et donner une nouvelle image à la pharmacie. Certains pourraient y voir une porte pour vendre des produits contrefaits, mais la ministre estime que ce processus repose sur un dispositif mettant un terme au flou juridique. Selon la ministre, cette activité devra être conforme « avec les dispositions du code de déontologie et avec les bonnes pratiques de dispensation par Internet ». Chacun des sites devra également obtenir une décision favorable de l’ARS (Autorité régionale de Santé). Celles qui peuvent vendre dans l’UE devront également respecter la réglementation française.

Ce concept pourrait donc convenir aux internautes, mais l’Ordre national des Pharmaciens est en colère. Dans un communiqué, il estime que le médicament ne peut pas être perçu comme « un bien de consommation ordinaire ». La sécurité des patients doit être une priorité et ce type de sites mettraient un terme à la relation patient/pharmacien. Ce dernier est apte à donner des conseils, des indications… Pour l’Ordre national des Pharmaciens, la Pharmacie 2.0 risque de favoriser la falsification.

Jennifer Larcher

Spécialiste Économie

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