Le marché de l’automédication en hausse en 2016

Selon l’Afipa, le marché de l’automédication se porte à merveille en France, contribuant à 25 % du chiffre d’affaires des pharmacies.

Le marché de l’automédication continue d’afficher une belle santé en France. Selon l’étude de l’Association française de l’industrie pharmaceutique pour une automédication responsable, les ventes de traitements sans ordonnances et non remboursés ont progressé de 3,3 % en valeur en 2016.

10,7 % du marché pharmaceutique

Au total, le marché de l’automédication a dégagé 2,33 milliards d’euros l’an dernier et en y ajoutant les dispositifs médicaux et les compléments alimentaires non prescrits, il atteint une croissance de 4,8 % à près de 3,9 milliards d’euros pour 2016.

Dans la globalité du marché pharmaceutique, les ventes de médicaments disponibles en pharmacie et non remboursés ont représenté 10,7 % du marché dans les pharmacies en 2016 et ont contribué à 25 % de la croissance du chiffre d’affaires des officines sur l’année écoulée.

Des avantages pour l’Afipa

Selon l’Afipa, les Français pratiquent de plus en plus l’automédication pour des raisons pratiques et l’association y voit beaucoup d’avantages. Selon elle, les consommateurs feraient le choix de l’automédication afin de s’éviter une consultation chez le médecin pour des cas bénins. L’Afipa estime que cela contribue à désengorger les salles d’attente des cabinets médicaux, notamment lors des pics épidémiques de l’hiver.

Selon l’association, « La prise en charge individuelle des pathologies du quotidien permettrait de préserver le financement des affections lourdes et/ou chroniques par la collectivité » et qu’au lieu « d’infantiliser » les patients, cette pratique tendrait à les « responsabiliser ». Cette idée avait été un temps évoquée par François Fillon, mais devant le tollé provoqué par ce projet, celui qui est toujours le candidat à la présidentielle pour le parti les Républicains avait fait machine arrière.

Il faut cependant garder à l’esprit que l’automédication reste une pratique à ne pas prendre à la légère et qu’en cas de doute, la consultation d’un professionnel de santé reste la meilleure solution.

Sebastien Veyrier

Spécialiste Santé

Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
Médicament Pharmacie

Lisez 24matins en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources

À découvrir

La suite, sélectionnée pour vous.