Patrick Bruel mis en examen, avec une interdiction très ciblée

Image d'illustration. Façade d'un palais de justiceADN
Mis en examen à Nanterre, Patrick Bruel reste libre sous contrôle judiciaire strict. Parmi les mesures imposées, une vise directement les salons de massage.
En bref
- Patrick Bruel a été mis en examen
- Il reste libre sous contrôle judiciaire
- Les salons de massage lui sont interdits
L’interdiction de fréquenter des salons de massage n’a rien d’un détail dans le dossier visant Patrick Bruel. La mesure, décidée dans le cadre de son contrôle judiciaire, renvoie directement à plusieurs plaintes déposées par des femmes qui l’accusent de violences sexuelles.
Une mesure rare, liée au cœur du dossier
Selon le parquet de Nanterre, Patrick Bruel a été mis en examen mercredi 10 juin 2026 pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel, après 48 heures de garde à vue. Il échappe à l’incarcération immédiate, mais reste soumis à une série d’obligations.
Parmi elles, l’interdiction de se rendre dans un salon de massage s’explique par la nature de plusieurs faits dénoncés. Une masseuse, dans une plainte déposée en 2020 pour des faits remontant à 2019 à Perpignan, affirme que le chanteur lui aurait adressé plusieurs demandes à caractère sexuel pendant un massage. Elle dit aussi qu’il lui aurait touché les fesses et demandé de poursuivre ses gestes vers ses parties intimes.
D’autres femmes ont également dénoncé, d’après la procédure, des gestes ou attitudes déplacés lors de massages pratiqués sur Patrick Bruel à l’occasion de concerts entre 2008 et 2019.
Ce que la justice impose à Patrick Bruel
Le parquet de Nanterre a détaillé sept obligations. Patrick Bruel ne peut pas quitter le territoire français et doit remettre son passeport au greffe, pour limiter le risque de fuite.
Il lui est aussi interdit d’entrer en contact avec les victimes et leurs familles, ainsi que de se rendre à leur domicile. La justice lui impose par ailleurs de justifier de soins psychologiques.
Autre condition, financière celle-là, une caution de 500 000 euros a été fixée pour son maintien en liberté.
Une information judiciaire relancée sur plusieurs dossiers
Au total, six femmes avaient porté plainte après des massages à caractère sexuel. Ces plaintes avaient été classées sans suite. Mais la procédure a changé d’échelle quand le parquet de Nanterre a requis l’ouverture d’une information judiciaire portant sur neuf dossiers.
C’est dans ce cadre que la mise en examen du 10 juin a été décidée et que les obligations de contrôle judiciaire sont entrées en vigueur. Le point important, pour la suite, est là, l’enquête judiciaire se poursuit désormais sur plusieurs affaires à la fois.