En bref
- Cédric Jubillar reconnaît avoir tué son épouse
- L’appel prévu en septembre pourrait changer
- La défense a été remaniée récemment
Les aveux de Cédric Jubillar peuvent changer le cadre du procès en appel prévu le 21 septembre à Toulouse. Son avocat, Pierre Debuisson, annonce avoir reçu un écrit détaillé dans lequel son client reconnaît avoir tué Delphine Jubillar, disparue dans le Tarn fin 2020.
Un appel relancé par un revirement majeur
Ce courrier, auquel La Dépêche du Midi a eu accès, ouvre une nouvelle séquence judiciaire. Pierre Debuisson dit avoir reçu de son client un document contenant des aveux de culpabilité.
Pour la cour d’appel, l’effet peut être immédiat. Un supplément d’information pourrait être ordonné par la présidente, Marie Leclair, afin d’entendre Cédric Jubillar et de consigner ses déclarations dans un procès-verbal d’audition. Résultat, les débats de septembre pourraient ne plus du tout se présenter de la même façon.
Cinq ans de dénégations avant l’écrit remis à son avocat
Jusqu’ici, Cédric Jubillar n’avait jamais reconnu sa culpabilité dans ce dossier. Depuis son incarcération en juin 2021 à la maison d’arrêt de Seysses, en Haute-Garonne, il est détenu à l’isolement.
Son avocat raconte qu’au fil de leurs rencontres, son client a fini par reconnaître sa participation dans cette affaire, avec soulagement, après des années durant lesquelles il disait s’être senti maltraité par les enquêteurs et harcelé par la pression médiatique. Bon, sur le plan judiciaire, cela reste surtout un tournant de taille après une longue phase de silence.
Une condamnation déjà prononcée en première instance
L’appel n’efface pas la première décision. En octobre 2025, à Albi, Cédric Jubillar a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse, Delphine Jubillar, infirmière de 33 ans.
Les faits jugés remontent à la nuit du 15 au 16 décembre 2020, toujours dans le Tarn. C’est ce cadre-là qui doit être réexaminé à Toulouse, avec désormais un élément nouveau très lourd.
Une défense remaniée à l’approche de l’audience
Ce revirement intervient aussi après des changements dans l’entourage judiciaire de l’accusé. Trois mois après le premier procès aux assises du Tarn, Cédric Jubillar avait choisi Pierre Debuisson, à la place d’Alexandre Martin et d’Emmanuelle Franck.
Et début juillet, Actu Toulouse avait révélé le départ d’un autre avocat, Frank Berton. Pierre Debuisson expliquait alors que son client ne souhaitait plus qu’il le défende, non pas en raison d’un conflit, mais à cause de la distance et de l’incertitude sur sa présence pendant toute l’audience.
La suite se jouera donc à Toulouse, avec une question centrale, la place que ces aveux prendront réellement dans la procédure d’appel.