La ministre du Logement Emmanuelle Wargon veut vraiment protéger les propriétaires contre les squatteurs

Maisons occupées illégalement, insultes, menaces et impuissance des propriétaires, la ministre du Logement, Emmanuelle Wargon, revient sur la nouvelle loi qui permettra désormais d’accélérer l’expulsion de squatteurs.

Vue rapprochée d'un document de logement accentué avec calculatrice sur un bureau en bois.
Image d'illustration. Document immobilier en gros plan avec calculatrice — ADN

Invitée sur l’antenne d’Europe 1, Emmanuelle Wargon souhaite que les propriétaires ne soient plus victimes des squatteurs. Dernièrement, la presse a fait écho au squat d’une maison des Arcs-sur-Argens, après le décès d’une propriétaire dont la villa avait été prise d’assaut par une dizaine de ressortissants de Bosnie-Herzégovine après une effraction. Avec la nouvelle loi, les préfets pourront désormais intervenir en 72 heures (ils ont 48 heures pour examiner le dossier et 24 heures pour les mettre en demeure) : « Je partage l’indignation des propriétaires qui se retrouvent face à une situation insupportable de squat chez eux. On a donné les moyens aux préfets de ne pas attendre la justice« , a insisté la ministre.

Il faut vraiment protéger les propriétaires

Pour la ministre la priorité est de protéger les propriétaires : « Souvent, les décisions de justice ne lèvent pas la trêve hivernale. C’est pour ça que j’ai voulu cette nouvelle procédure, qui permet aux préfets d’agir, trêve ou pas trêve (1er novembre-31 mai). Plus que les squatteurs expulsés, pour moi, la priorité, c’est de rendre le logement aux propriétaires. Ensuite, il est important de proposer une solution d’hébergement temporaire aux squatteurs si, par exemple, il y a des enfants. Cette situation n’est pas de la responsabilité des enfants donc il faut trouver des solutions d’hébergement. Mais la priorité, c’est le retour du bien à son propriétaire légitime« , a prévenu Emmanuelle Wargon. Dernièrement, des squatteurs d’une maison de Théoule-Sur-Mer ont été poursuivis pour ‘violation de domicile’ et condamnés à huit mois de prison avec sursis.

 

Lionel Durel

Spécialiste Société

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