Inflation : Leclerc dénonce l’absence de « transparence » des industriels
Mercredi, le président des centres E.Leclerc a dénoncé le manque de "transparence" des industriels qui, selon lui, ont tendance à justifier jusqu'à l'excès l'inflation par la guerre en Ukraine.
Alors que l’inflation s’observe notamment sur les produits alimentaires, l’enseigne E.Leclerc a récemment mis en place un panier proposant plus de 1 000 articles à prix bloqué. Mercredi matin, le président de ces centres, Michel-Édouard Leclerc, était reçu au micro de France Inter. Et d’avoir notamment indiqué que « jusqu’au mois de juillet, on va avoir la répercussion des hausses tarifaires fin mars », en soulignant se conformer ainsi à la loi. « Selon le degré d’agressivité des distributeurs, ça va être traduit en prix de vente jusqu’au mois de juillet. »
Inflation à la rentrée : entre 3 et 4% selon Michel-Édouard Leclerc
À la question de savoir si la situation sera oui ou non la même à la rentrée, Michel-Édouard Leclerc a évoqué une légère embellie : « Bruno Le Maire vient d’écrire à tous les industriels pour dire ‘les indicateurs internationaux font que les marchés sont en train de baisser’, […] là normalement, nous avons une loi [que] nous ne pouvons pas renégocier, […] là on profite de ce que Bruno Le Maire a dit ‘allez-y’, […] et du coup, on négocie maintenant pour pouvoir avoir, au deuxième semestre, une inflation moitié moindre; attention, on reviendra jamais à avant ». Le président des centres Leclerc donne ensuite une estimation comprise entre 3 et 4%.
« Les industriels se sont beaucoup masqués derrière la guerre en Ukraine »
Avant cela, le patron de Leclerc a considéré qu’à son sens, « les industriels se sont beaucoup masqués derrière la guerre en Ukraine, la raréfaction de certains produits, enfin bon, ça commence à bien faire quand on parle de café ou de cacao ».
L’augmentation du « prix des pâtes de 40%, j’ai jamais compris »
« Les industriels sont pas transparents, et donc c’est vrai qu’il y a des tensions », poursuit Michel-Édouard Leclerc ensuite appelé à préciser sa pensée : « Le prix des pâtes de 40%, j’ai jamais compris ça, par contre, j’ai compris quand on m’a dit ‘tu n’auras des pâtes que si tu acceptes 34% de hausse’ en juillet dernier, bon ça j’ai compris que c’était à prendre ou à laisser ».