« Guerre des discothèques » à Blois : Huit ans de prison pour le commanditaire

Un gérant d'une boîte de nuit a Blois a écopé de huit ans de prison pour avoir commandité l'incendie d'une discothèque rivale.

Cela aurait pu être le scénario d’un film dramatique. Le propriétaire d’une discothèque à Blois a écopé de 8 ans de prison pour avoir commandité un incendie à l’encontre de son concurrent direct. Rachid Boussif, patron du Unity Club aurait pu faire profil bas lorsque celui-ci a appris que L’Insomnia la discothèque rivale, était en proie avec les flammes, le 15 février 2013.

Au lieu de cela, ce dernier va troubler bon nombre de personnes en déclarant « il n’est pas né celui qui me prendra ma clientèle »,  selon un témoin anonyme. Il faut dire que les deux propriétaires de L’insomnia ne s’étaient pas préparés à l’éventualité d’un incendie qui s’était déclenché la veille de l’ouverture de la discothèque. L’incendie n’aura fait aucune victime, mais aura tout de même mis sur la pailles les deux propriétaires avec des réparations estimées à 400.000 euros.

Blois : « Sa méthode, c’est la force et l’intimidation »

Au cours de l’audience, M. Boussif clame son innocence : « Je ne suis le chef de personne, je n’ai rien à voir avec cette affaire, je n’avais pas peur de la concurrence ». Une déclaration mise à mal par les gérants de bar voisins qui affirment que ce dernier avait installé un vrai climat de peur. « Sa méthode, c’est la force et l’intimidation », a déclaré le parquet qui, conforme au jugement, avait requis une peine de 8 ans de prison.

Un gant de latex dénonciateur

Si Rachid Boussif a pu être déféré devant la justice, il convient de souligner qu’il n’est pas seul. Avec lui, plusieurs complices, dont certains sont employés du Unity Club. C’est finalement grâce à un gant en latex retrouvé sur les lieux, que les enquêteurs ont pu remonter la trace de Nabil Bouslamti, vivant en région parisienne, qui a par la suite identifié Rachid Boussif comme commanditaire de l’incendie. A ce jour, deux autres complices seraient toujours en fuite.

Vincent Spartien

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