En mai, les aéroports parisiens ont enregistré un trafic supérieur à celui d’avant la pandémie

Image d'illustration. Passagers récupérant des bagages au carrousel de parisADN
En mai, le trafic dans les aéroports parisiens a retrouvé, puis dépassé, les volumes enregistrés avant la crise sanitaire. Cette reprise marque un tournant pour le secteur aérien, qui renoue avec une fréquentation supérieure à celle de 2019.
Tl;dr
- Trafic aérien parisien dépasse niveau pré-Covid en mai 2025.
- Orly progresse grâce aux vols courts et low-cost.
- Hausse du trafic international compense la baisse domestique.
Cap franchi pour le trafic aérien à Paris
À l’aube de l’été 2025, un cap symbolique vient d’être franchi dans le secteur du transport aérien francilien. Pour la première fois depuis la crise du Covid-19, les aéroports de la capitale ont enregistré en mai une fréquentation supérieure à celle de mai 2019, dernière année de référence avant la pandémie.
Ce retour à un niveau d’avant-crise, longtemps espéré par le secteur, s’est matérialisé avec une affluence totale de 9,4 millions de passagers sur les plateformes Charles-de-Gaulle et Orly, selon les données communiquées lundi par le groupe Aéroports de Paris (ADP). Cela représente une progression annuelle de 3,3 %.
Orly en tête grâce au dynamisme du court et moyen-courrier
Il faut dire que l’aéroport d’Orly se distingue particulièrement : avec ses 3,2 millions de voyageurs enregistrés en mai, il affiche une croissance impressionnante de 6,7 % sur un an et dépasse même de 4 % sa performance de mai 2019. Cette envolée s’explique principalement par le regain des vols courts et moyens courriers ainsi que par l’essor constant des compagnies dites « low-cost ».
À l’inverse, Charles-de-Gaulle, qui reste toutefois la principale porte d’entrée internationale, voit sa hausse plafonner à 1,7 %. Malgré ses 6,2 millions de passagers, l’aéroport demeure légèrement en retrait comparé à l’avant-crise (-4,3 %), freiné par une reprise plus lente du long-courrier.
L’effet rattrapage confirmé début 2025
Cette accélération n’est pas totalement nouvelle. Déjà perceptible lors des mois de décembre 2024 et février dernier, le phénomène s’inscrit désormais dans la durée.
Au cumul des cinq premiers mois de l’année, les deux aéroports franciliens totalisent 41,6 millions de passagers (+4,6 % en un an) et frôlent désormais les niveaux d’avant-pandémie avec un taux d’atteinte de 98,3 %. Difficile donc d’ignorer ce retour à la normale.
L’Europe et le long-courrier tirent la croissance
En examinant plus finement les flux constatés par ADP, on observe que la baisse persistante du trafic intérieur en métropole (-1,5 % en mai ; -2,4 % depuis janvier) est contrebalancée par un renforcement significatif des échanges internationaux. Ainsi :
- Liaisons européennes : +3,5 %, retour au niveau de 2019.
- Destinations nord-américaines : +4,7 % depuis janvier.
- Liaisons africaines : +1,7 %, poursuivant leur progression.
Si le redémarrage du marché domestique reste timide — phénomène déjà observé ailleurs sur le continent — c’est bien l’appétit retrouvé pour l’international qui permet au ciel parisien d’afficher une santé retrouvée.