La ministre du Tourisme soutient l’abolition de la taxe appliquée aux billets d’avion

Image d'illustration. Vue panoramique du terminal d aéroport animéADN
La ministre du Tourisme affiche son soutien à la suppression de la taxe appliquée aux billets d’avion, une mesure qui alimente actuellement le débat public et pourrait impacter le secteur aérien ainsi que l’accessibilité des voyages.
Tl;dr
- Ryanair quitte trois aéroports français cet hiver.
- La taxe aérienne augmente fortement en 2025.
- Le gouvernement débat de la suppression de cette taxe.
Ryanair se retire, la taxe aérienne en cause
Au lendemain du retrait fracassant de Ryanair dans trois aéroports régionaux, le débat autour de la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) s’intensifie au sommet de l’État.
Sur le plateau de TF1, la ministre française du Tourisme, Nathalie Delattre, n’a pas caché sa position : elle soutient sans ambiguïté la suppression de cette taxe alourdie récemment par le gouvernement. Elle a souligné être « aux côtés du ministre (des Transports) Philippe Tabarot pour défendre cette option de supprimer cette taxe ».
Une mesure jugée pénalisante pour l’aérien low cost
Pour comprendre les enjeux, il faut rappeler que la TSBA est passée à 7,4 euros par billet, contre seulement 2,63 euros auparavant pour les trajets intérieurs ou européens. Cette augmentation vise à générer quelque 800 millions d’euros supplémentaires pour l’État dès l’année budgétaire 2025.
Selon Nathalie Delattre, ce renchérissement affecte particulièrement les compagnies à bas coûts : « 15 euros pour un aller-retour sur un low cost, ça peut faire une vraie différence », constate-t-elle.
L’opportunisme dénoncé côté Ryanair… mais inquiétudes partagées au sein du gouvernement
Même si la ministre pointe « l’opportunisme » de Ryanair qui s’appuie sur cette fiscalité accrue pour justifier ses retraits — concernant notamment les aéroports de Strasbourg, Bergerac, et Brive, après déjà celui de Vatry — elle ne nie pas que la taxation pèse lourdement sur le secteur. La compagnie irlandaise s’est ainsi engagée à cesser ses activités hivernales depuis ces plateformes régionales vers l’Ecosse ou le Portugal.
D’un autre côté, l’exécutif semble divisé : dès mars dernier, le ministre chargé des Transports, Philippe Tabarot, avait publiquement émis des réserves quant au maintien durable d’une telle pression fiscale et plaidé pour une « pause » réglementaire.
Bilan provisoire et arbitrages attendus
À l’heure où le gouvernement doit trancher dans le cadre du budget 2026, plusieurs voix insistent sur les effets potentiellement néfastes d’une telle mesure. Pour résumer :
- Baisse attendue du trafic aérien régional.
- Pertes économiques dans les territoires concernés.
- Avenir incertain pour certaines dessertes low cost.
Autant d’enjeux qui illustrent une équation budgétaire devenue sensible, alors que la France cherche un équilibre entre objectifs fiscaux et attractivité territoriale.