Covid-19 en France, les signaux repartent à la hausse en septembre

Les suspicions de Covid-19 progressent nettement en France, avec une hausse marquée des actes médicaux et des passages aux urgences avant la campagne vaccinale.

Test Covid et masque en pharmacie
Image d'illustration. Avant la vaccination, les signaux montent. — ADN

En bref

  • Les suspicions de Covid-19 bondissent en France
  • Les urgences repartent aussi à la hausse
  • Le rappel vaccinal débute le 13 octobre

La semaine du 14 au 20 septembre 2026 marque un net rebond du Covid-19 en France. D’après les derniers chiffres de Santé publique France, 390 actes supplémentaires pour suspicion de Covid-19 ont été enregistrés, soit une hausse de 76 % sur une semaine.

Des indicateurs en nette progression

Le mouvement se voit aussi aux urgences. Selon les données du réseau OSCUR, les passages pour suspicion de Covid-19 augmentent de 16 % chez les enfants, soit 25 passages de plus d’une semaine à l’autre.

Chez les adultes, la hausse est plus marquée, avec 67 % de passages supplémentaires, soit 204 de plus. Les chiffres repris par Santé publique France s’appuient aussi sur les données de SOS Médecins pour suivre l’évolution des suspicions en ville.

L’agence sanitaire précise quand même que, dans les deux cas, ces indicateurs restent à des niveaux comparables ou inférieurs à ceux des années précédentes.

Une vague suivie aussi dans les eaux usées

Le rebond ne repose pas seulement sur les consultations et les urgences. Santé publique France, qui suit 54 stations de traitement des eaux usées sur le territoire, observe aussi une légère hausse de la concentration du virus depuis le début du mois, au 21 septembre 2026.

Pour Antoine Flahault, il s’agit bien d’une reprise épidémique. L’épidémiologiste parle d’« une nouvelle vague épidémique ». En revanche, il dit aussi qu’il est encore impossible d’en prévoir précisément l’ampleur ou l’impact à ce stade.

Autrement dit, le signal est là, mais son niveau réel dans les prochaines semaines reste incertain.

Qui doit surtout se protéger avant le rappel

Sur les formes graves, Antoine Flahault estime que l’ensemble de la population paraît encore bien protégé. Il met toutefois à part les personnes âgées, les personnes immunosénescentes et celles qui souffrent d’immunodépression liée à une maladie ou à un traitement.

Pour ces publics, le risque de complications, d’hospitalisation et de décès reste plus élevé. L’épidémiologiste recommande donc de se protéger dès maintenant, en particulier avec le masque FFP2 en intérieur et dans les transports.

Le calendrier est déjà fixé. Une note de la Direction générale de la Santé rappelle que la campagne vaccinale 2026-2027 contre le Covid-19 et la grippe commencera à partir du 13 octobre.

Jérôme Nelra

Spécialiste Santé

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