En bref
- Le gazole et le SP-95 reculent ce week-end
- Jusqu’à 6 euros d’économie sur un plein
- Les stations à fort débit baisseront plus vite
La baisse est annoncée, mais vous ne la verrez pas forcément tout de suite partout. Ce week-end des 8 et 9 août, les prix des carburants doivent reculer, sauf que l’affichage dépendra beaucoup du rythme de réapprovisionnement de chaque station.
Pourquoi la baisse ne sera pas visible partout
Dans les faits, une station ne peut pas vendre immédiatement un carburant moins cher si elle écoule encore un stock acheté plus tôt, au plus haut. C’est ce qui explique le décalage attendu entre les points de vente.
Les stations les plus fréquentées, sur les grands axes ou dans les zones commerciales, renouvellent leurs cuves beaucoup plus vite, parfois tous les deux jours. À l’inverse, dans les sites plus isolés, il peut se passer jusqu’à 15 jours avant un nouveau remplissage. Résultat, ceux qui veulent profiter au plus vite de la baisse ont intérêt à viser les stations à fort débit.
Ce qui change sur les prix dès ce week-end
Selon Francis Pousse, président national des distributeurs de carburants du syndicat Mobilians, le gazole doit baisser de 10 à 12 centimes par litre ce week-end. Pour le SP-95, le recul attendu est de 7 à 8 centimes.
Ce n’est pas anecdotique. Sur un plein de 50 litres de diesel, l’économie peut grimper jusqu’à 6 euros. L’annonce tombe après des niveaux très élevés observés en début de semaine. Le lundi 3 août, le diesel dépassait encore 2,20 euros le litre, quand l’essence restait autour de 2 euros.
Pour beaucoup d’automobilistes en plein chassé-croisé des vacances, le signal compte presque autant que le gain. Après plusieurs semaines de hausse, voir les prix repartir enfin dans l’autre sens change la lecture de la pompe, quand même.
Ce qui a fait retomber la pression
Cette détente vient d’abord du cours du pétrole, en baisse cette semaine sur les marchés internationaux. Le mouvement est lié à une accalmie dans les relations diplomatiques entre les États-Unis et l’Iran, qui a fait retomber les prix de la matière première.
Le contexte reste pourtant chargé. Les tarifs avaient explosé après le déclenchement de la guerre en Iran. Francis Pousse rappelle aussi que la guerre menée par la Russie en Ukraine et l’arrêt des exportations de diesel russe vers l’Europe ont pesé lourdement sur le gazole.
Le responsable de Mobilians souligne d’ailleurs que la profession réagit très vite aux variations de marché, à la hausse comme à la baisse. Et c’est peut-être le vrai sujet derrière cette accalmie, bref, celui que les conducteurs surveilleront dans les prochaines semaines : non pas seulement le prix affiché ce week-end, mais la vitesse à laquelle cette baisse tiendra, ou non, dans un contexte international encore fragile.