En bref
- La culture devra aussi réduire ses dépenses
- Le spectacle vivant public sera touché
- La production doit rester prioritaire
Les 54 milliards d’euros d’effort demandés par le gouvernement commencent à se traduire ministère par ministère. Et la culture n’échappe pas à la règle. Pour 2027, la ministre Catherine Pégard a confirmé que les structures publiques du spectacle vivant auraient moins de crédits, avec des arbitrages faits dossier par dossier.
Un ministère rattrapé par l’effort budgétaire
Sur France Info, Catherine Pégard a expliqué que son ministère faisait face à des contraintes très fortes, qu’elle a présentées comme nouvelles. Cette déclaration intervient après la demande formulée jeudi par le Premier ministre, qui a fixé un cap d’économies massif pour l’ensemble de l’Etat.
La ministre a aussi assuré qu’elle travaillerait avec les acteurs concernés pour éviter de casser la vie culturelle en France. Le point important, ici, c’est la méthode annoncée. Pas une coupe uniforme, mais un tri structure par structure.
Des coupes ciblées plutôt qu’un rabot général
Catherine Pégard a défendu une logique au cas par cas. Elle a écarté l’idée d’un rabot appliqué mécaniquement à tous les secteurs de son portefeuille, qu’il s’agisse du spectacle vivant ou du patrimoine.
Son objectif affiché est d’éviter de rendre les établissements plus vulnérables. En creux, cela signifie que certains seront plus touchés que d’autres, selon leur situation, leurs marges de manœuvre ou les dépenses qu’ils peuvent repousser.
Reporter des travaux pour préserver la production
La ministre dit avoir rencontré récemment les directeurs des grands théâtres parisiens et des opéras. Le travail engagé avec eux porte sur ce qui peut être décalé dans le temps.
Concrètement, il s’agit de différer certains investissements ou des travaux. En revanche, Catherine Pégard insiste sur un point, garder autant que possible la production, qu’elle présente comme le tissu vital des théâtres et des télévisions. C’est là que se joue la ligne politique du moment, réduire la dépense sans toucher d’abord à ce qui se crée et se joue.
Un secteur déjà fragilisé ces dernières années
Cette annonce tombe dans un paysage déjà tendu. Le spectacle vivant a subi, ces dernières années, plusieurs coupes venues à la fois de l’Etat et des collectivités territoriales.
Avant l’ouverture du Festival d’Avignon au début de l’été, le secteur avait déjà été secoué par le gel de subventions promises par l’Etat. Elles avaient finalement été débloquées. Bon, cette fois, le signal est différent, il ne s’agit plus d’un blocage temporaire, mais bien d’une baisse budgétaire assumée. Et pour les institutions publiques, 2027 s’annonce comme une année de réglages serrés.