En mai, les Français ont réduit leur passage à la pompe de 12 %

Image d'illustration. Stations service colorées sous ciel bleuADN
En mai, les automobilistes français ont nettement réduit leurs achats de carburant, affichant une baisse de 12 % par rapport à l’an dernier. Cette diminution marque un recul significatif de la demande dans les stations-service du pays.
Tl;dr
- Baisse de 12 % de la consommation de carburants.
- Prix à la pompe en forte hausse depuis le conflit.
- Renforcement des aides gouvernementales pour les travailleurs.
Des prix à la pompe qui flambent
Le mois de mai 2026 aura, une fois encore, confirmé une tendance qui n’en finit plus de se renforcer : la consommation de carburants routiers recule sensiblement en France. Au fil des semaines, les automobilistes semblent changer leurs habitudes face à l’augmentation continue des prix à la pompe. Mercredi dernier, selon les données transmises par les Douanes françaises, le litre de SP95-E10, essence plébiscitée par les conducteurs, s’élevait en moyenne à 1,987 euro – une envolée de 15,51 % depuis le début du conflit au Moyen-Orient. Le gazole, lui aussi très utilisé dans l’Hexagone, atteignait même 2,039 euros, soit un bond de 18,57 % sur la même période.
Consommation en chute libre et nouveaux comportements
En parallèle à cette augmentation spectaculaire des tarifs, les chiffres révèlent une baisse notable : au mois de mai, la demande s’est contractée de 12 % par rapport à mai 2025. Un repli déjà amorcé en avril (-11 %), conséquence directe, semble-t-il, d’une « volatilité des cours du pétrole » et d’un contexte géopolitique incertain. Selon le ministre de l’Économie et des Finances Roland Lescure, interrogé fin mai : « Les Français conduisent un peu moins, ils font du covoiturage, peut-être qu’ils font un peu plus de télétravail. » Autant d’adaptations dictées par la nécessité et l’évolution du coût des déplacements quotidiens.
Aides renforcées pour amortir le choc
Pour tenter d’amortir ce coup dur pour les travailleurs et certains secteurs durement impactés, le gouvernement a choisi d’intensifier son dispositif d’aide. Sous l’impulsion du Premier ministre Sébastien Lecornu, l’exécutif prolonge et renforce le soutien financier avec une enveloppe globale estimée à 1,2 milliard d’euros. Ainsi :
- 636 500 personnes avaient déjà sollicité au 2 juin l’allocation exceptionnelle de 100 euros destinée aux travailleurs modestes effectuant de longs trajets.
Une mesure censée permettre aux foyers concernés d’absorber partiellement cette hausse brutale.
Perturbations durables en perspective ?
Difficile pour l’heure d’entrevoir une accalmie tant que la situation internationale reste tendue. Les cours du pétrole oscillent sans relâche et nourrissent cette « volatilité » dénoncée par Bercy. Pour beaucoup d’acteurs économiques comme pour les particuliers, l’incertitude prévaut – chacun s’adapte autant que possible à un contexte qui pourrait bien durer.