En bref
- Les aides carburant sont jugées insuffisantes
- Emmanuel Macron chute à 18 %
- Sébastien Lecornu recule aussi fortement
Les mesures sur le carburant ne passent pas. D’après un sondage Odoxa-Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale, 75 % des personnes interrogées jugent insuffisant l’élargissement des aides aux « gros rouleurs » annoncé par le gouvernement.
La hausse des prix touche le budget de nombreux Français, notamment ceux qui prennent leur voiture pour aller travailler ou faire leurs courses. Et 62 % estiment que l’exécutif devrait consacrer davantage d’argent à ce sujet, malgré le niveau du déficit public. C’est ce climat-là qui sert de toile de fond au reste du baromètre.
Des aides qui ne convainquent pas
L’enquête met en lumière un rejet assez net de la réponse apportée jusqu’ici. Ce point compte, parce qu’il touche un poste de dépense visible, quotidien, et donc politiquement très exposé.
Le sondage a été réalisé en ligne avant l’intervention d’Emmanuel Macron, prévue jeudi dans les journaux télévisés de TF1 et France 2 sur la question des carburants. Les chiffres publiés ne prennent donc pas en compte une éventuelle inflexion de sa parole sur ce dossier.
Le président et son Premier ministre décrochent
Dans ce contexte, Emmanuel Macron enregistre une forte baisse. Sa popularité recule de 7 points par rapport à fin juin 2026, et seuls 18 % des sondés considèrent qu’il est un bon président.
Même tendance pour Sébastien Lecornu. Le Premier ministre perd 8 points et tombe à 24 % de réponses favorables sur sa capacité à être un bon chef du gouvernement. La baisse est même plus marquée que celle du président.
Le reste du paysage politique baisse aussi
Le mouvement ne s’arrête pas au couple exécutif. Le duo Marine Le Pen et Jordan Bardella, du Rassemblement national, reste en tête du classement des adhésions avec 35 % des personnes disant les soutenir ou éprouver de la sympathie pour eux. Mais eux aussi reculent, respectivement de 4 et 5 points.
Derrière, Édouard Philippe, candidat d’Horizons, atteint 27 % après une baisse de 3 points. À gauche, François Hollande arrive en tête avec 22 % d’adhésion, en recul d’un point, devant Raphaël Glucksmann de Place publique, à 20 %, seul cité ici en légère hausse avec +1 point.
Une photographie, pas une prévision
L’étude a été menée auprès de 1005 Français majeurs, avec un échantillon présenté comme représentatif de la population. La marge d’erreur annoncée va de 1,4 à 3,1 points.
Bon, ça reste un sondage. Comme toute enquête d’opinion, il donne une image du moment, pas une prévision électorale.