En bref
- Grève unitaire mardi 29 septembre
- Transports globalement peu perturbés
- Salaires et budget au centre
Mardi 29 septembre 2026, la grève dans la fonction publique ne devrait pas bloquer massivement les transports, mais elle peut peser sur les écoles, les hôpitaux et plusieurs services publics. L’intersyndicale veut faire monter la pression sur le gouvernement avant l’examen du budget.
Des transports moins touchés que d’autres services
Du côté de la RATP, le trafic annoncé sur le métro et le RER franciliens est normal. Même tableau chez SNCF Voyageurs pour les TGV et les Intercités, avec des circulations dites normales mardi.
Les TER sont annoncés quasi normaux. En revanche, sur les Transiliens, quelques perturbations sont prévues sur le RER C, le RER D, le RER E, ainsi que sur les lignes R et V. Des prévisions plus détaillées, ligne par ligne, doivent être communiquées lundi 28 septembre.
Le salaire des agents au cœur de la mobilisation
La mobilisation réunit CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP. Leur cible est claire, les rémunérations dans la fonction publique, après un mois de septembre marqué par l’inflation, notamment sur les carburants.
Mi-septembre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a indiqué vouloir de nouveau geler le point d’indice, base du calcul du salaire des fonctionnaires. Depuis 2017, ce point n’a été relevé qu’en 2022, de 3,5 %, puis en 2023, de 1,5 %. Sur la période, cela représente un peu plus de 5 %, quand l’inflation cumulée atteindrait 24,17 % fin 2026 selon l’Insee.
Le sujet touche aussi les plus bas salaires. En 2026, près de 862 000 agents, soit presque un sur six, ont perçu un salaire de base inférieur au Smic, avec versement d’une indemnité différentielle pour rester au niveau minimum légal. Laure Revel, de la CFDT, a prévenu, « À tirer sur la corde, la corde cède », en évoquant un moment grave pour les agents, surtout dans les écoles et les hôpitaux. Natacha Pommet, de la CGT, parle, elle, d’une « journée noire ».
Écoles, emploi, hôpitaux : où les perturbations restent possibles
Pour les écoles, les prévisions de grévistes ne sont pas encore connues. Lors du précédent appel comparable, le 5 décembre 2024, un enseignant sur trois s’était déclaré gréviste. En primaire, un accueil doit être assuré. Ce n’est pas le cas pour la cantine ni le périscolaire. Au collège et au lycée, l’accueil n’est pas obligatoire.
À France Travail, les dix organisations syndicales appellent ensemble à la mobilisation, une première depuis 2018. Elles demandent des hausses de salaire et veulent aussi alerter sur l’effet de l’austérité sur le service public de l’emploi, alors que le chômage est remonté à 8,3 % de la population active au deuxième trimestre 2026.
Des perturbations restent possibles dans les hôpitaux, ainsi qu’à Radio France et France TV. Côté rue, la CGT recense à ce stade 170 manifestations à travers le pays.