En bref
- Une pétition dépasse 21 000 signatures
- Les salons animaliers sont directement visés
- L’achat d’impulsion est dénoncé
La Fondation 30 millions d’amis demande au ministère de l’Agriculture d’interdire tous les salons et foires consacrés aux animaux. Sa pétition a déjà dépassé les 21 000 signatures ce dimanche 20 septembre 2026, avec un objectif fixé à 30 000.
L’association ne vise pas seulement les salons du chiot ou du chaton. Elle inclut aussi les marchés, les brocantes, les foires, les expositions et, plus largement, toute manifestation dédiée aux animaux. Le sujet revient régulièrement dans le débat, mais la demande formulée ici est nette, définitive.
Une offensive nationale contre ces rendez-vous
Pour la Fondation 30 millions d’amis, ces événements exposent les animaux à des risques d’abandon et de maltraitance. L’association estime aussi que les contrôles et l’encadrement ne suffisent pas à corriger les dérives observées sur place.
Son analyse est simple. Ces salons favoriseraient une logique de marchandisation de l’animal, jugée incompatible avec une politique efficace de lutte contre l’abandon et avec une acquisition responsable.
Le délai légal de réflexion au cœur du dossier
Ce que contestent les associations, c’est d’abord l’achat d’impulsion. Avant d’adopter un animal, la loi prévoit un délai de réflexion obligatoire de sept jours.
Or, selon Agnès Dumon, présidente de Un Croc d’Espoir, certains professionnels présents sur ces salons s’autorisent à contourner cette règle en antidatant le document nécessaire à la vente. Elle résumait ainsi la critique, « Il faut pourtant éviter l’achat d’impulsion ».
Des conditions d’exposition jugées problématiques
L’autre grief porte sur les conditions mêmes de présentation. La Fondation 30 millions d’amis évoque des animaux parfois à peine sevrés, transportés sur des centaines de kilomètres puis exposés plusieurs jours sur des stands.
Elle cite aussi le bruit, la chaleur, les courants d’air, la manipulation des animaux par les visiteurs dans les allées, ainsi que des facilités de paiement pouvant aller jusqu’à 12 échéances. À cela s’ajoute, selon elle, une sélection insuffisante des acheteurs au regard de leur mode de vie ou de leur expérience.
Des oppositions locales déjà anciennes
Sur le terrain, la contestation ne date pas d’hier. À Rennes, les 29 et 30 août derniers, une association locale avait dénoncé la tenue d’un salon du chiot, qualifié de honte.
Même réaction à Vannes, où Un Croc d’Espoir s’est élevé contre ces pratiques alors qu’un salon se tient les 19 et 20 septembre 2026. La Fondation 30 millions d’amis avait déjà alerté par le passé avec les mêmes arguments. Cette fois, la pression prend une dimension nationale.