Appel à la grève du 5 juin : à quoi s’attendre jeudi dans la fonction publique et à la SNCF ?

Image d'illustration. Étui de guitare dans une gare animée. ADN
Plusieurs secteurs, dont la fonction publique et les transports, se mobilisent ce jeudi 5 juin. Les usagers doivent s’attendre à des perturbations, notamment à la SNCF, en raison d’un mouvement de grève annoncé sur l’ensemble du territoire.
Tl;dr
- La CGT appelle à une grève générale le 5 juin.
- Réforme des retraites et salaires au cœur des revendications.
- Les cheminots de la SNCF participent, actions partout en France.
Un nouvel appel à la mobilisation générale
En France, la tension sociale ne faiblit pas. Ce jeudi 5 juin 2025, l’ensemble des salariés est invité par la CGT à rejoindre une journée de mobilisation d’ampleur nationale.
Dans toutes les régions, plus de 150 rassemblements sont attendus. Les raisons ? Toujours les mêmes griefs qui reviennent sur le devant de la scène : réforme des retraites, faiblesse des salaires et avenir du service public.
Les revendications au cœur du mouvement
Sur le site officiel de la Confédération générale du travail, l’appel est sans équivoque : « Mobilisation contre la réforme des retraites le 5 juin partout en France pour nos retraites, nos emplois, nos salaires et la Fonction publique ». L’objectif premier demeure l’abrogation de la réforme des retraites adoptée en 2023. Mais d’autres sujets s’invitent dans la contestation : revalorisation salariale, défense d’un service public jugé menacé.
Au même moment, l’Assemblée nationale doit examiner une proposition portée par les députés communistes pour revenir sur cette fameuse réforme. Une initiative politique qui coïncide délibérément avec le calendrier syndical : le vote symbolique attendu lors de cette « niche parlementaire » fait écho aux mots prononcés par la secrétaire générale Sophie Binet lors du dernier cortège du 1er mai : « Nous appelons l’ensemble des salariés à manifester pour l’abrogation de la réforme des retraites… »
Focus sur la mobilisation à la SNCF
Du côté des transports, ce sont surtout les cheminots qui se préparent à faire entendre leur voix. Première force syndicale chez la SNCF, la CGT-Cheminots avait déjà lancé un avertissement début mai. Cette fois encore, elle incite conducteurs puis ensemble du personnel à cesser le travail mercredi puis jeudi. Selon un communiqué récent, il s’agit d’« agir massivement… pour une refonte des primes et une amélioration des conditions de travail ». Parmi leurs exigences principales :
- Augmentation salariale avec grille unique ;
- Nouveau décompte horaire ;
Pour l’instant, aucune autre organisation n’a rejoint cet appel. Sud Rail choisit par exemple d’autres formes d’action, préférant rester moins prévisible.
Bilan mitigé pour les précédentes grèves
Si les mouvements passés n’ont pas eu tous les effets escomptés – notamment parce que la SNCF avait anticipé avec un recours aux réservistes –, cette nouvelle journée pourrait toutefois rebattre les cartes.
La mobilisation interprofessionnelle du 5 juin s’annonce donc comme un test grandeur nature pour la capacité de la CGT à rassembler au-delà de ses bastions traditionnels et peser sur les débats sociaux qui agitent toujours le pays.