Grève SNCF du 10 juin, quels trains rouleront vraiment mercredi ?

Image d'illustration. De fortes perturbations regionales sont attendues.ADN
La grève lancée à la SNCF mercredi 10 juin s'annonce très suivie. TGV, TER et Intercités seront touchés, avec de fortes perturbations régionales.
En bref
- Deux TGV sur trois devraient circuler
- Un Intercités sur deux est annoncé
- Le réseau régional sera très touché
Mercredi 10 juin, les voyageurs de la SNCF doivent s’attendre à un service très dégradé. SNCF Voyageurs annonce en moyenne 2 TGV sur 3 en circulation, 1 Intercités sur 2, et un trafic régional fortement perturbé.
Dans le détail, les perturbations toucheront les TGV Inoui en France et vers l’Europe, mais aussi Ouigo et TGV Lyria. Pour les Intercités, de jour comme de nuit, un train sur deux doit être supprimé. En Île-de-France, la plupart des lignes régionales seront affectées.
Ce qui roulera, et ce qui risque de manquer
L’entreprise ferroviaire a publié ses prévisions lundi 8 juin. Le message est simple, le trafic ne sera pas à l’arrêt, mais il sera nettement amputé sur une large partie du réseau.
Ce point compte, parce que la journée de mercredi ne concernera pas seulement les longues distances. Les lignes du quotidien, celles des trajets domicile-travail, seront elles aussi touchées, avec un niveau de perturbation annoncé comme élevé sur le régional.
Pourquoi les syndicats appellent à arrêter le travail
À l’origine de cette grève, on retrouve un appel commun de la CGT Cheminots, de l’Unsa Ferroviaire, de Sud Rail et de la CFDT Cheminots. Les quatre organisations dénoncent le fonctionnement de l’ouverture à la concurrence sur les rails français.
Elles réclament aussi un moratoire sur les réorganisations et les filialisations en cours au sein du groupe. Autre point central, les salaires. Les syndicats jugent que les hausses obtenues pour 2026 ne compensent pas l’inflation observée depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, fin février.
Un mouvement de 24 heures que les syndicats jugent solide
La mobilisation doit durer 24 heures et n’est pas présentée comme reconductible. Les syndicats ne donnent pas de prévision chiffrée sur la participation, échaudés par des mouvements précédents moins suivis qu’espéré. Mais ils mettent en avant un cadre unitaire, plus lisible pour les salariés.
Thierry Nier, secrétaire général de la CGT Cheminots, a résumé une revendication clé auprès de l’AFP : « D’abord, nous demandons que les cheminots du groupe public unifié et ceux qui sont affectés dans les filiales nouvellement créées aient les mêmes droits ».
Le climat social pèse aussi dans la mobilisation
Les syndicats rappellent aussi qu’au début de l’année 2026, treize suicides de salariés ont été recensés, un niveau présenté comme inédit par des cheminots. C’est un élément du climat social, même s’il n’est pas posé comme une cause unique du mouvement.
Fabrice Charrière, de l’Unsa Ferroviaire, le dit ainsi : « Nous savons que ces actes ne sont bien sûr pas dus à une seule et unique cause, et nous n’avons pas vocation à utiliser la détresse de nos collègues et de leur famille pour porter nos revendications ». Les prévisions plus fines de circulation doivent maintenant guider les voyageurs ligne par ligne.