SNCF : les syndicats s’unissent pour une grève commune prévue le 10 juin

Image d'illustration. Une gare et des voyageurs à la SNCFADN
Les principales organisations syndicales de la SNCF ont annoncé une mobilisation commune prévue le 10 juin. Cette initiative vise à défendre les intérêts des cheminots, dans un contexte social déjà marqué par de nombreuses tensions au sein de l’entreprise ferroviaire.
Tl;dr
- Grève unitaire à la SNCF prévue le 10 juin.
- Les syndicats dénoncent des réorganisations aux lourdes conséquences humaines.
- Treize suicides signalés en quelques mois selon la CGT Cheminots.
Crispation sociale chez SNCF : une grève unitaire annoncée
La tension monte au sein de la SNCF. Les quatre principaux syndicats représentatifs – CGT Cheminots, Unsa ferroviaire, SUD-Rail et CFDT Cheminots – appellent à une mobilisation d’ampleur le mercredi 10 juin. À travers ce mouvement, ils entendent alerter sur les conséquences humaines des restructurations engagées récemment par l’entreprise ferroviaire.
Une situation sociale jugée préoccupante
Dans une déclaration commune diffusée le 6 mai, les organisations syndicales dressent un constat alarmant : accidents du travail, arrêts maladie en hausse et, surtout, multiplication de drames humains. D’après elles, « l’état d’urgence est déclaré face à la montée des drames […] engendrés par les restructurations compulsives et le processus de filialisation ». Sur ces points précis, la parole de Romain Pitelet, secrétaire général adjoint de la première organisation syndicale du groupe, s’avère particulièrement marquante.
L’impact humain des réorganisations internes
Pour illustrer la gravité du contexte social, le représentant de la CGT Cheminots cite un chiffre qui interpelle : treize suicides auraient eu lieu au sein de l’entreprise en quelques mois seulement. Selon ses mots, « on observe une accélération tragique des situations dramatiques, qui témoignent d’une souffrance généralisée parmi tous les salariés, qu’ils soient agents ou cadres ». Un mal-être que l’intéressé relie directement à des transformations menées « au forceps », sans véritable pilotage ni perspectives claires pour nombre d’agents.
Mouvements sociaux limités, mais revendications claires
La journée de grève du 10 juin ne sera pas reconductible – le mot d’ordre est dit « carré ». Toutefois, les revendications restent fermes : cessation immédiate des changements en cours et réouverture des discussions salariales dans un contexte difficile marqué par l’inflation et l’envolée du coût de l’énergie. Parmi les facteurs mis en avant par les syndicats figurent :
- Concurrence accrue sur le réseau ferroviaire français.
- Mise en place de filiales internes.
- Mouvements de personnels sans garantie d’avenir professionnel.
Comme le résume sobrement Romain Pitelet : « Nous espérons encore que la direction reviendra à la raison et remettra les cheminots au cœur des discussions ».