Un agriculteur condamné pour avoir détruit le véhicule de ses voleurs

Un agriculteur qui a voulu se faire justice lui-même en détruisant le véhicule des personnes qui le volait a été condamné à verser 2.400 euros de dommages et intérêts par le tribunal de Pau.

Une rangée de tracteurs bloquant une rue animée, entourée de banderoles et de pancartes exprimant les revendications des agriculteurs.
Image d'illustration. Tracteurs bloquant rue — ADN

Se faire justice soi-même n’est pas forcément du goût… de la justice ! Un agriculteur a été condamné le 16 décembre 2015 par le tribunal de Pau après avoir détruit le véhicule d’un couple qui tentait de lui voler du matériel selon les informations de Europe 1.

Il détruit le véhicule des voleurs à coups de pelleteuse

Les faits remontent au mois de juillet dernier. L’agriculteur de Labastide-Cézéracq (Béarn — Pyrénées-Atlantiques) est en train de travailler sur son exploitation lorsqu’il surprend deux personnes à bord d’une camionnette. Il remarque alors que le couple est en train d’essayer de lui dérober du matériel d’irrigation. Décidé à ne pas se laisser faire sans réagir, l’agriculteur fonce alors sur le véhicule des voleurs avec une pelleteuse et le détruit totalement.

Le couple traîne alors l’agriculteur devant la justice. L’exploitant justifie son geste par une exaspération provoquée par des vols à répétition sur son exploitation. La justice ne l’entend pas de cette oreille.

Une riposte disproportionnée

L’agriculteur sera finalement condamné à verser 2400 euros de dommage et intérêts au couple par le tribunal de Pau « Eu égard aux moyens disproportionnés qu’il a utilisés pour se défendre, le tribunal l’a condamné au civil à payer 2400 euros (2600 francs) de dommages et intérêts ».

Le couple de voleurs de son côté a été condamné à verser solidairement la somme de 449,39 euros à l’agriculteur pour le préjudice matériel. Au pénal, le 2 décembre, le Tribunal correctionnel de Pau avait condamné le voleur, âgé de 30 ans, à trois mois de prison ferme et sa compagne, âgée de 28 ans, à 70 heures de travaux d’intérêt général. L’agriculteur avait, pour sa part, été condamné à 3.000 euros d’amende avec sursis. La loi du talion n’est donc pas forcement la meilleure des idées.

Sebastien Veyrier

Spécialiste Faits Divers

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