Exclue de la crèche car épileptique, ses parents ont porté plainte

Par , publié le
France
Photo d'illustration. La balance de la justice.

Elle s'appelle Rose, elle a 2 ans. Vendredi, le procès qui oppose ses parents à la crèche qui l'a exclue parce qu'elle est épileptique, va s'ouvrir.

Vendredi, le tribunal correctionnel d'Alès (Gard) accueille le procès de deux parents d'une petite fille de 2 ans qui a été exclue d'une crèche il y un an, sans préavis.

Si jusqu'ici sa maladie, l'épilepsie avait fait l'objet d'une attention particulière de la part du personnel de l'établissement, c'est à l'arrivée de la nouvelle directrice que la décision a été prise.

Une seule crise en un an, mais une exclusion

La directrice de la micro-crèche en question, avait ainsi justifié cette décision : "La place de Rose est en institut spécialisé – j'ai peur qu'elle soit dangereuse pour les autres enfants". En 11 mois de fréquentation par Rose une seule crise était survenue, qui avait rapidement été prise en charge pa rle personnel grâce à un traitement efficace en quelques instants.

En outre, un Protocole d'Accueil Individualisé avait bien été signé entre les parents et la direction en place avant l'arrivée de la nouvelle responsable, indique le Huffington Post. Il prévoyait le traitement d'urgence et autorisait le personnel à l'administrer en cas de crise.

Epilepsie France s'est portée partie civile

Sans solution alternative du jour au lendemain, le père a dû arrêter de travailler pour s'occuper de Rose. Mais l'affaire fait l'objet d'une plainte, et c'est inédit, l'association reconnue d'utilité publique France Epilepsie s'est portée partie civile.

"Notre positionnement a toujours été d'expliquer la maladie pour qu'elle soit comprise et acceptée", explique sa président Delphine Dannecker. "Mais dans le cas de Rose, l'institution n'a voulu aucun contact. Il est impossible de considérer qu'on prive un enfant de structure d'accueil collective pour cause d'épilepsie quand un médecin, voire plusieurs confirment l'absence de contre-indications. C'est de la discrimination pure", ajoute-t-elle.

Crédits photos : Shutterstock.com

Partager cet article

Pour en savoir plus