En bref
- Le marché progresse de 7 % en octobre
- L’électrique atteint 41 % des immatriculations
- Tesla bondit, Renault recule
Le marché auto français change vite. En octobre, la hausse des ventes compte, bien sûr, mais le signal le plus net est ailleurs : les modèles électriques occupent désormais une place qu’on ne pouvait pas encore considérer comme centrale il y a un an.
Le centre de gravité du marché a bougé
D’après les données publiées par la Plateforme automobile, les véhicules à motorisation 100 % électrique et hydrogène représentent 41 % des immatriculations en France. Si l’on ajoute les hybrides rechargeables, la part grimpe à 49 %. Autrement dit, on frôle une voiture neuve sur deux.
Ce déplacement du marché se lit aussi sur un an. Marie-Laure Nivot, responsable de l’analyse du marché automobile chez AAA DATA, estime qu’octobre confirme une transformation profonde du mix énergétique. La part de marché des voitures neuves électriques est passée de 24 % à 41 % en douze mois, signe d’une accélération très nette de la transition.
Octobre reste orienté à la hausse
Sur le seul mois d’octobre, 149.341 voitures particulières neuves ont été immatriculées dans le pays. Cela correspond à une progression de 7 % par rapport à septembre, selon la Plateforme automobile.
Le chiffre brut dit quelque chose de simple : malgré un contexte automobile encore mouvant, la demande tient. Et elle tient en se déplaçant. On n’achète pas seulement plus de voitures neuves, on en achète d’un type différent, avec un poids croissant des modèles branchés sur prise.
Constructeurs, le match reste très inégal
Chez les groupes présents sur le marché, les écarts sont marqués. Stellantis, qui réunit notamment Peugeot, Citroën et Fiat, progresse de 2,8 %. En face, le groupe Renault recule de 4,1 %.
Le cas Tesla ressort davantage encore, avec une hausse de 35,3 %. Ce n’est pas un détail. Quand un acteur très identifié à l’électrique accélère à ce niveau pendant qu’un grand constructeur historique recule, cela raconte aussi l’état du rapport de force.
Depuis le début de l’année, la tendance reste positive. Sur les dix premiers mois de 2026, le marché français des voitures particulières neuves totalise 1.384.293 immatriculations, soit une hausse de 4,37 % en données brutes. Bref, octobre ne ressemble pas à une anomalie : il prolonge un mouvement plus large, où la croissance du marché passe de plus en plus par l’électrification du parc neuf.