Reprise modérée des ventes automobiles : l’électrique représente désormais un tiers des immatriculations

Image d'illustration. Concessionnaire, voiture neuves.ADN
Après une période de ralentissement, le marché automobile connaît une légère reprise. Les derniers chiffres montrent que les ventes augmentent timidement, tandis que les véhicules électriques représentent désormais un tiers des nouvelles immatriculations.
Tl;dr
- Les ventes de voitures électriques bondissent à 29 % du marché.
- Marché global des voitures neuves stable sur cinq mois.
- Transactions d’occasion électriques doublées, anciens modèles en hausse.
Essor fulgurant de l’électrique en mai
En mai, les ventes de voitures neuves en France ont enregistré une progression modérée de 3,7 %, atteignant 128 484 immatriculations. Pourtant, un phénomène attire particulièrement l’attention : la percée des véhicules électriques. Ces derniers ont représenté un impressionnant 29 % du marché, un record selon la Plateforme Automobile. Si l’on se penche sur le segment des particuliers, la tendance est encore plus marquée : désormais, un achat sur trois concerne une voiture électrique. Le cabinet AAA Data précise que cette catégorie atteint désormais 34 % de parts auprès des ménages.
Réorganisation chez les constructeurs et percée chinoise
Du côté des groupes automobiles, les évolutions sont contrastées. Tandis que Stellantis et Renault voient leurs ventes reculer respectivement de 7,7 % et 7,6 %, Toyota, à l’inverse, affiche une croissance de 4,2 %. À noter également : plusieurs marques chinoises telles que BYD, Xpeng, ou encore Leapmotor, enregistrent des hausses remarquables de volumes écoulés. Ce dynamisme sur le créneau électrique illustre bien la mutation profonde du secteur.
Mouvement sur le marché de l’occasion et impact réglementaire
Du côté des voitures d’occasion, le volume total a fléchi de 4 % (409 142 transactions). Néanmoins, les véhicules électriques d’occasion tirent leur épingle du jeu : avec plus de 22 900 transactions en mai – soit plus du double par rapport à l’année précédente –, ils profitent à plein d’une conjoncture favorable. Deux facteurs expliquent ce contexte :
- Baisse des prix sur le marché secondaire ;
- Diversification accrue des modèles disponibles.
De plus, les ajustements réglementaires jouent leur rôle : le report au 1er janvier 2027 du malus occasion rétroactif ainsi que la suspension prévue des ZFE (zones à faibles émissions) en 2026 encouragent les transactions entre particuliers pour les modèles anciens (+4 %, soit plus de 171 400 véhicules ayant plus de dix ans échangés).
Bilan sur cinq mois et situation des utilitaires légers
Sur les cinq premiers mois de 2026, le marché français reste quasiment stable avec près de 668 400 immatriculations pour les voitures particulières neuves (-0,64 %). Quant aux utilitaires légers, ils poursuivent leur léger repli (baisse de 1,19 %). Fait notable : seuls 2,2 % du parc des petits utilitaires sont électriques – une proportion qui chute même à moins de 1 % pour les véhicules moyens et lourds. Finalement, ces données traduisent un secteur en transition, où l’électrique s’impose peu à peu, mais où certains segments résistent encore au changement.