En bref
- Trump crée une nouvelle polémique au Nebraska
- Une étiquette de costume devient un sujet politique
- Le débat porte sur la fabrication en Asie
À l’approche des élections de mi-mandat aux États-Unis, Donald Trump enchaîne les séquences qui font réagir. Lundi 5 octobre 2026, en meeting dans le Nebraska, l’ancien président a d’abord relancé la controverse avec des propos sur l’Iran et deux grandes villes tenues par les démocrates.
Une séquence déjà tendue avant l’incident
Devant ses partisans, Donald Trump a estimé que l’Iran pouvait détruire une ville américaine, avant de laisser entendre qu’il faudrait les laisser frapper Los Angeles ou San Diego. Les deux villes sont dirigées par les démocrates. Dans un climat déjà chargé, la scène a vite circulé.
Mais la polémique suivante n’est pas venue de cette déclaration.
L’étiquette qui a tout relancé
En fin de meeting, pendant ses pas de danse habituels, Donald Trump a ouvert sa veste. Un détail est alors apparu, l’étiquette de son costume. Le journaliste Derek Guy, du New York Times, a identifié la marque, Jos. A. Bank.
Pour beaucoup d’Américains, l’enseigne renvoie à des costumes grand public, loin de l’image de luxe souvent associée à Donald Trump. Selon CNN, le modèle porté pourrait valoir autour de 252 euros (280 dollars). C’est très loin des pièces Brioni, régulièrement liées à sa garde-robe, dont les prix dépassent les 4 950 euros (5 500 dollars).
Mais le sujet n’est pas vraiment le prix.
Pourquoi ce détail devient politique
Ce qui alimente la critique, c’est surtout l’origine possible du vêtement. Newsweek rappelle que Jos. A. Bank est bien une entreprise américaine, installée à Fremont, en Californie. Mais sa production de costumes se fait principalement en Asie, notamment en Chine ou au Bangladesh.
Il existe bien une ligne fabriquée aux États-Unis, mais avec une étiquette différente de celle vue sur la veste de Donald Trump. Résultat, ce détail vestimentaire percute son discours sur la relocalisation de l’industrie américaine. Certains médias y voient aussi une manière d’afficher une image plus proche des consommateurs, alors que le pouvoir d’achat est fragilisé par la guerre en Iran provoquée, selon eux, par Donald Trump lui-même.
Une prise de distance sur l’Iran avant le vote
Jeudi 9 octobre, Donald Trump a ajouté un autre élément à cette séquence. Il a assuré qu’il excluait d’attaquer l’Iran avant les élections législatives du 3 novembre aux États-Unis. Il a aussi affirmé que Washington menait des « discussions productives » avec Téhéran.
Le débat sur le costume ne changera sans doute pas la campagne à lui seul. Mais il dit quelque chose de cette période, où chez Donald Trump, un revers de veste suffit à rouvrir un front politique.