En bref
- Douze hommes arrêtés au Vietnam
- Environ 2 700 chats volés
- Le réseau revendait la viande
Environ 2 700 chats auraient été volés puis écoulés par un même réseau au Vietnam. La police locale a annoncé, lundi 5 octobre 2026, l’arrestation de douze hommes soupçonnés d’avoir organisé ce trafic dans le sud du pays.
Les suspects ont reconnu les vols et le commerce de chats de différentes races, d’après la police. L’affaire éclaire des disparitions signalées depuis des mois par des habitants, qui voyaient leur animal de compagnie disparaître pendant la nuit, parfois du jour au lendemain.
Un trafic massif reconnu par les suspects
L’enquête porte sur un système de vols répétés dans des résidences, avec une finalité commerciale. Ce point compte, car il ne s’agit pas de faits isolés. Les hommes arrêtés sont accusés d’avoir alimenté un marché de la viande de chat, dans un pays où sa consommation reste légale.
Mais cette légalité ne vaut pas blanc-seing. Au Vietnam, les vendeurs doivent pouvoir présenter des certificats prouvant l’origine des animaux.
Des vols organisés en pleine nuit
Le mode opératoire décrit par les médias d’État est assez simple. Les voleurs agissaient entre 23 heures et 4 heures du matin, en petits groupes, à moto, en parcourant les quartiers résidentiels pour repérer puis emporter les chats du voisinage.
Résultat, des propriétaires se réveillaient sans leur animal. Et sur plusieurs mois.
Pièges, balances et machines saisis
À Hô Chi Minh-Ville, les enquêteurs ont saisi du matériel lié à cette activité, notamment des pièges, des balances et des machines à dépecer. Le réseau n’était pas inconnu des services de police.
En juillet, une première opération avait déjà visé ce groupe à Hô Chi Minh-Ville. Les autorités avaient alors récupéré 50 chats vivants, ainsi que 55 pièges, deux balances et deux machines à dépecer.
Une viande légale, mais encadrée
Plus tôt dans l’année, 18 personnes avaient déjà été arrêtées dans la même ville. Elles étaient accusées d’appartenir à deux réseaux distincts de vols de chats.
Selon des informations publiées dans la presse locale, les chats volés peuvent être revendus à des restaurants pour au moins 70 000 dongs le kilo, soit environ 2 euros. C’est peu à l’échelle d’un animal, mais suffisant pour nourrir un trafic régulier quand les vols s’enchaînent la nuit.