En bref
- Le copilote a attaqué le pilote à la hache
- Les autorités évoquent un acte terroriste
- Le vol a atterri d’urgence en Arabie saoudite
Sur le vol de Flydubai reliant les Émirats arabes unis à Israël, l’enquête émiratie affirme désormais que le copilote a agressé le commandant avec la hache de secours du cockpit et a tenté de prendre les commandes de l’appareil. Le procureur général Hamad Saif Al Shamsi qualifie les faits d’acte terroriste.
Ce que l’enquête retient à ce stade
Les autorités expliquent que le copilote avait commencé à mettre son projet à exécution dans le cockpit. Selon Hamad Saif Al Shamsi, il a frappé le commandant de bord puis essayé de contrôler l’avion. L’enquête continue pour établir l’ensemble des circonstances et les motivations exactes.
Le suspect est détenu aux Émirats arabes unis. Sa nationalité n’a pas été rendue publique par les autorités émiraties, même si une source saoudienne l’a présenté comme omanais.
Un vol dérouté avec 174 personnes à bord
L’appareil transportait 174 personnes, dont 166 passagers israéliens et huit membres d’équipage. Après l’attaque, il a dû se poser en urgence en Arabie saoudite.
Ce point compte, quand même, parce qu’il donne la mesure du risque. D’après Benjamin Netanyahu, le copilote avait l’intention de faire s’écraser l’avion avec ses passagers après avoir subi, selon ses mots, un « endoctrinement islamiste radical ».
Le récit du pilote blessé
Depuis son lit d’hôpital, le commandant indien Smit Machchhar a raconté son geste lors d’un échange avec Narendra Modi. Pilote depuis 17 ans, dont 11 comme commandant de bord, il dit avoir compris que tout se jouait en quelques secondes.
Il a expliqué, en étant encore frappé, avoir réussi à déverrouiller la porte du cockpit. « J’essayais de sauver ma vie, mais je savais que je ne pouvais pas laisser toutes ces personnes mourir », a-t-il dit. Puis, selon son récit, des passagers et des membres d’équipage sont intervenus pour maîtriser l’assaillant et reprendre le contrôle de la situation.
Le profil du suspect et les suites diplomatiques
Plusieurs médias internationaux identifient le copilote comme Hammam Hammami. Ils ajoutent qu’il avait été interdit de pilotage par les autorités d’Oman pour des raisons de sécurité, après une influence supposée de groupes islamistes radicaux lors d’un séjour en Syrie. Il aurait ensuite quitté Oman Air, tenté sans succès de rejoindre Emirates, puis intégré Flydubai.
Côté israélien, le président Isaac Herzog veut remettre une haute distinction civile à cinq passagers pour leur rôle dans l’intervention. Samedi, un vol de la compagnie Arkia en provenance des Émirats a atterri à Tel-Aviv. Mais Flydubai a suspendu sa liaison, et El Al avait annulé vendredi les vols spéciaux prévus pour rapatrier les Israéliens bloqués à Dubaï.