Donald Trump insulte violemment deux journalistes

Image d'illustration. Doigt accusateurADN
Donald Trump s’est de nouveau illustré par ses propos offensants, s’en prenant violemment à deux journalistes lors d’une intervention publique, usant d’insultes particulièrement virulentes qui relancent la controverse autour de son attitude envers les médias.
Tl;dr
- Trump insulte deux journalistes en public.
- Questions sur Epstein et liens saoudiens déclenchent sa colère.
- Il menace de retirer la licence d’ABC News.
Escalade verbale à la Maison-Blanche
La tension monte entre Donald Trump et certains représentants de la presse américaine. Ces derniers jours, le président s’est illustré par des propos particulièrement agressifs envers deux journalistes, marquant un nouvel épisode dans ses relations déjà tumultueuses avec les médias.
Vendredi, à bord d’Air Force One, l’atmosphère s’est alourdie lorsqu’une question sur l’affaire Epstein, embarrassante pour l’administration en place, lui a été posée.
Insultes et menaces : la presse en ligne de mire
Interrogé par Catherine Lucey (Bloomberg) au sujet de documents confidentiels liés à l’enquête sur Jeffrey Epstein, le président a brusquement coupé court : « Tais-toi. Tais-toi la truie ! » Des mots relayés ce mardi par de nombreux médias américains, illustrant l’extrême nervosité du locataire de la Maison-Blanche face à ces questions récurrentes.
Quelques jours plus tard, c’est au tour de Mary Bruce, journaliste d’ABC News, d’essuyer ses foudres lors d’une séance dans le Bureau ovale.
Sujets sensibles et intérêts familiaux
La discussion, qui portait notamment sur les relations commerciales entre la Trump Organization et le promoteur saoudien Dar Global, ainsi que sur les conséquences du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, a rapidement dégénéré.
La journaliste évoque alors l’implication supposée du prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane (MBS), dans des affaires controversées : attentats du 11 septembre, assassinat de Khashoggi… Face aux accusations et aux questions insistantes, Donald Trump campe sur ses positions : « Je n’ai rien à voir avec les affaires de ma famille. J’ai quitté cela », déclare-t-il avant de prendre la défense de son invité.
L’arme des mots et la menace réglementaire
Dans un accès de colère supplémentaire, il traite sa contradictrice de « personne horrible », puis de « terrible journaliste », tout en qualifiant ABC News de « fake news ». L’agacement atteint son comble lorsqu’il évoque une possible sanction contre la chaîne : « La licence (de diffusion) devrait être retirée à ABC… vos infos sont tellement fausses et erronées !» Il invite même le responsable du régulateur américain à s’emparer du dossier.
Autant d’éléments qui nourrissent un climat électrique à Washington — un climat où chaque mot lancé depuis le sommet résonne bien au-delà des murs du Bureau ovale.