En bref
- Donald Trump annonce une trêve énergétique immédiate
- Kiev dit ne pas connaître d’accord formel
- Les frappes ont continué dimanche en Ukraine
L’annonce de Donald Trump n’a pas collé aux faits constatés en Ukraine dimanche 11 octobre 2026. Le président américain a assuré qu’un cessez-le-feu énergétique entrait en vigueur immédiatement entre Kiev et Moscou>. Dans les heures qui ont suivi, Volodymyr Zelensky a pourtant affirmé que les frappes russes se poursuivaient.
Sur le terrain, les attaques n’ont pas cessé
Dans son allocution quotidienne, Volodymyr Zelensky a expliqué que les frappes avaient continué avec la même intensité après la déclaration de Donald Trump. Il a cité une centrale électrique touchée à Kiev, puis des installations énergétiques visées dans la région de Kharkiv.
Le bilan humain s’est aussi alourdi. Selon le gouverneur régional Oleg Synegoubov, trois personnes ont été tuées dans des frappes russes à Kharkiv.
L’opérateur national Ukrenergo a, lui, signalé de vastes coupures de courant dans plusieurs quartiers de la capitale. Des restrictions d’électricité devaient aussi s’appliquer lundi dans plusieurs régions du pays.
Kiev surpris, Moscou silencieux
Sur son réseau social, Donald Trump a écrit « À compter de maintenant, il y a un CESSEZ-LE-FEU ÉNERGÉTIQUE dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Les deux parties se sont mises d’accord. Ne le rompez pas ! »
Le problème, c’est que Volodymyr Zelensky a dit à Axios ne pas avoir connaissance d’un tel accord. Il s’est dit prêt à accepter une trêve de ce type si la Russie faisait de même, tout en réclamant des précisions sur les échanges entre les États-Unis et Moscou. Côté russe, aucune confirmation n’était encore venue.
Paris, Londres et Ottawa appuient l’idée
Malgré ce flou, plusieurs capitales occidentales ont soutenu l’initiative. Emmanuel Macron a déclaré que la France appuyait sans réserve l’appel à une vraie trêve énergétique, en ajoutant que l’Ukraine s’y montrait disposée.
Mais le président français a aussi relevé que, à ce stade, la Russie continuait de refuser cette trêve en intensifiant ses attaques contre les infrastructures ukrainiennes. Le Premier ministre britannique Andy Burnham a soutenu un appel à une trêve durable sans délai. Même position du Canadien Mark Carney, après un échange avec Donald Trump.
Diesel russe, élections et nouvelle pique contre Zelensky
Cet épisode s’inscrit dans une séquence plus large. Washington et Moscou ont annoncé un accord surprise d’achat de diesel russe, pendant que les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes irritaient Donald Trump. L’accord est présenté comme un moyen d’alléger la pression sur les prix du carburant aux États-Unis, en pleine période électorale. Des élus démocrates et républicains contestent toutefois sa légalité au regard d’une loi du Congrès de 2022 interdisant l’importation d’énergie russe.
Samedi, Donald Trump a aussi suggéré que les Ukrainiens se choisissent un nouveau dirigeant capable de conclure la paix. Réponse de Volodymyr Zelensky sur ABC, « c’est à notre société, à notre peuple, qu’il revient de choisir tel ou tel dirigeant ». Il a répété que des élections pourraient être organisées en cas de cessez-le-feu durable. La Russie, elle, rejette toujours cette idée, estimant qu’une longue pause permettrait à l’armée ukrainienne de se renforcer.