Dans un sachet de thé, jusqu’à 17 sortes de pesticides

L'enquête de 60 Millions de consommateurs portait sur 26 thés de marques Lipton, Kusmi Tea ou Auchan.

Image de sachets de thé usagés posés sur un comptoir de cuisine en bois.
Image d'illustration. Gros plan sur des sachets de thé usagés — ADN

Des résidus de produits toxiques dans les sachets de thé, c’est ce que révèle une nouvelle enquête de 60 Millions de consommateurs pour son numéro de novembre.

16 thés noirs et les 10 thés verts en sachet de différentes marques ont été analysés, et tous s’avéraient contenir des substances toxiques, jusqu’à 17 pour un même sachet.

Des feuilles non nettoyées après récolte

Et c’est le nettoyage des feuilles qui est à l’origine de la persistance des produits toxiques au bout de la chaîne de production. Elles ne sont pas lavées, afin de préserver leur saveur.

Sur Europe1, le rédacteur en chef de 60 Millions de consommateurs Benjamin Douriez a toutefois nuancé : « Ce sont des quantités faibles de pesticides, qui la plupart du temps sont inférieures aux limites autorisées ».

Des thés bio aussi concernés

Et les sachets de thé biologiques ? Ils contiennent également des traces de pesticide chimique, toutefois en quantité plus faible que les autres produits. Un seul de ces thés bio se distingue tout de même avec un dépassement de la valeur limite autorisée. En cause, des pesticides qui voyagent aussi dans l’air et sont susceptibles de contaminer les champs.

Mais ce n’est pas tout, puisqu’un autre ennemi peut loger dans nos sachets : les alcaloïdes, naturels mais toxiques. Patricia Chairopoulos, journaliste à 60 Millions de Consommateurs, explique, toujours sur Europe 1 : « Lors de la récolte, si le thé est mal trié, des mauvaises herbes peuvent rester parmi les feuilles et secréter ces substances alcalogènes qui sont cancérigènes pour l’homme. Le problème que nous dénonçons, c’est qu’il n’y a pas d’encadrement réglementaire pour ces alcaloïdes, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de valeur limite ».

Les spécialistes recommandent de changer régulièrement de marque, c’est-à-dire au moins 1 fois par mois, dans le but d’éviter une consommation trop importante de produits toxiques.

Jérôme Nelra

Spécialiste Santé

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