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Royaume-Uni : Il tue son enfant de 18 mois deux semaines après son adoption

Faits Divers > Justice > Royaume-Uni
Par Sebastien Veyrier,  publié le 6 novembre 2017 à 19h05.

Le père adoptif de 31 ans avait quitté son emploi pour s’occuper de sa fille adoptive, mais éprouvait de grandes difficultés pour élever l’enfant.

C’est l’épilogue judiciaire d’une affaire qui a ému le Royaume-Uni tout entier. Un homme de 31 ans vient en effet d’être reconnu coupable du meurtre de sa petite fille de 18 mois. Une enfant que lui et sa femme avaient adoptée officiellement 2 semaines plus tôt.

Multiples hémorragies

Ce sont nos confrères britanniques du Guardian qui relaient cette décision de justice. L’affaire débute le 25 mai 2016, la petite fille est admise à l’hôpital souffrant de plusieurs traumatismes graves. L’enfant décédera de ses blessures 4 jours plus tard et pour le personnel de l’hôpital, la maltraitance ne fait presque pas de doutes.

Une autopsie réalisée sur le corps de l’enfant révélera une triple hémorragie du cerveau, une hémorragie rétinienne et une fracture du crâne et plusieurs côtes cassées. Pour sa défense, l’homme a indiqué que la jeune fille s’était blessée seule alors qu’il s’était absenté quelques instants. Une version démontée par plusieurs expertises médicales et les témoignages de 18 médecins et experts qui ont témoigné lors du procès.

Un père dépassé

Alors que la jeune fille était en instance d’adoption et hébergée chez ses futurs parents depuis plusieurs mois, la fillette avait déjà subi des blessures à plusieurs reprises lorsqu’elle se trouvait seule avec son père adoptif. Ainsi, elle avait été hospitalisée pour une jambe casse en novembre 2015 et des hématomes sur le corps en janvier et mars 2016. À chaque fois, le père avait évoqué des chutes dans les escaliers.

Autres éléments compromettants, l’homme avait envoyé plusieurs SMS dans lesquels il évoquait ses difficultés à élever sa fille adoptive qu’il qualifiait de « psychopathe » ou de « Satan en pyjama ».

Cette addition d’éléments compromettants a donc conduit le tribunal à juger le père coupable de la mort de la jeune fille. Sa peine devrait être précisée dans les jours qui viennent.

Le Récap
  • Multiples hémorragies
  • Un père dépassé
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