En bref
- La rentrée 2026 bat un record de coût
- Le logement pèse toujours le plus lourd
- Les étudiants hors UE sont très touchés
La hausse ne date pas d’hier, mais 2026 marque un cap. Pour un étudiant non boursier, la rentrée universitaire et les dépenses de vie courante dépassent désormais 3.200 euros, d’après le baromètre annuel de la FAGE. En six ans, la progression dépasse 25 %. Et cette fois, on arrive à un niveau inédit.
Suzanne Nijdam, présidente de la FAGE, l’a rappelé mercredi sur France Info. L’idée, au fond, est simple, la pression budgétaire ne se limite plus aux frais de début d’année. Elle s’étend à tout le quotidien.
Une rentrée qui franchit un cap
Ce record est important parce qu’il change l’échelle du problème. On pouvait s’attendre à une hausse, pas à une addition qui dépasse ce seuil pour les non-boursiers. Le sujet n’est donc plus seulement le coût d’inscription ou quelques dépenses ponctuelles, mais l’ensemble du budget étudiant.
La lecture du baromètre de la FAGE montre justement cela, une rentrée plus chère, mais surtout une vie étudiante plus difficile à absorber sur la durée.
Le logement reste le nœud du budget
Le poste le plus lourd, c’est toujours le logement. Son coût moyen atteint 637 euros cette année, contre 581 euros en 2025. En un an, l’écart est net.
Face à cette hausse, la FAGE demande plusieurs mesures. L’association veut davantage de logements universitaires publics, un contrôle des loyers renforcé, ainsi que le maintien des loyers et des charges des résidences du Crous à leur niveau actuel. C’est là que se joue une grande partie de l’équation budgétaire.
Manger coûte moins cher sur le papier, pas dans la vraie vie
Autre point relevé par la FAGE, l’alimentation. Les dépenses alimentaires moyennes baissent par rapport à l’an dernier, mais ce recul ne traduit pas forcément une amélioration. Une part importante des étudiants réduirait en réalité son alimentation pour pouvoir tenir face aux autres charges.
Résultat, l’association défend le maintien durable du repas universitaire à un euro. Elle demande aussi une réforme en profondeur du système des bourses.
Les étudiants hors UE paient l’addition la plus lourde
Pour les étudiants étrangers venant de pays hors Union européenne, la situation est encore plus tendue. Leur rentrée peut dépasser 7.000 euros, notamment à cause de frais d’inscription beaucoup plus élevés en licence et en master.
La FAGE réclame donc un meilleur accès de ces étudiants aux dispositifs d’aide sociale. Elle s’oppose aussi à toute mesure qui pourrait aggraver leur précarité. Derrière le record de 2026, c’est bien la question de l’accès aux études qui se pose, avec une fracture de plus en plus visible entre profils étudiants.