En bref
- Le budget moyen grimpe à 488 euros
- 69 % des parents réduisent leurs dépenses
- Les jeunes et ménages modestes sont plus inquiets
Entre 488 euros de budget moyen et 261 euros de budget médian, il y a plus qu’un écart statistique. Il y a une photographie assez nette de la rentrée 2026, où certaines familles absorbent encore la hausse quand d’autres comptent chaque achat.
L’enquête menée par Cofidis avec CSA Research montre que la rentrée scolaire pèse plus lourd que l’an dernier pour les parents en France. Et ce poids ne se limite plus aux fournitures, il déborde sur le reste du budget du foyer.
Derrière la moyenne, une réalité bien plus serrée
Le chiffre qui saute aux yeux, c’est ce budget moyen de 488 euros consacré à la rentrée 2026. Cela représente 79 euros de plus qu’en 2025, une hausse attribuée à l’inflation.
Mais la moyenne raconte mal la situation. Le budget médian atteint 261 euros, contre 239 euros l’an passé, soit 22 euros de plus. En gros, cela veut dire qu’une moitié des familles dépense moins que ce montant, l’autre davantage. Le contraste est net, et il dit quelque chose de simple, la hausse frappe tout le monde, mais pas avec la même intensité.
Se serrer la ceinture devient la règle
Selon l’étude de Cofidis et CSA Research, 69 % des parents disent se préparer à se serrer la ceinture pour financer la rentrée. C’est le niveau le plus élevé depuis la création du baromètre en 2022.
Les réponses se ressemblent, signe que les marges se réduisent. 45 % priorisent les achats indispensables. 44 % font durer les anciennes fournitures ou les recyclent. 41 % se tournent vers la seconde main. Un quart des foyers puise dans son épargne, et 5 % ont recours au crédit à la consommation.
La peur de manquer s’installe avant même septembre
L’autre donnée marquante, c’est l’angoisse. 56 % des parents redoutent de manquer d’argent pour faire face à la rentrée.
Cette inquiétude monte encore chez les plus jeunes. Parmi les moins de 35 ans, elle grimpe à 68 %. Même constat dans les foyers les plus modestes, où 61 % des parents disent craindre de ne pas pouvoir suivre.
Les coupes touchent bien plus que les cahiers
Résultat, les arbitrages deviennent presque automatiques. Le premier poste sacrifié reste l’habillement, cité par 44 % des parents. Viennent ensuite les fournitures scolaires à 35 %, puis les articles de sport à 33 % et les activités extra-scolaires à 32 %.
Et la rentrée déborde sur les dépenses du quotidien. 23 % des parents réduisent aussi des frais comme la cantine, la garderie ou les centres aérés. Ce que montre cette étude, clairement, c’est que la rentrée n’est plus seulement un pic de consommation saisonnier. Elle devient un test de résistance budgétaire pour une large partie des familles.