Rentrée 2024 : il manque 1 500 profs

Les syndicats tirent la sonnette d'alarme concernant une "pénurie persistante" d'enseignants du primaire, avec 1500 postes restant à combler pour la prochaine rentrée scolaire. Quelles solutions peuvent être envisagées pour contrer cette situation ?

élèves école éducation salle de classe
Image d'illustration. élèves école éducation — ADN

Tl;dr

  • 15% des postes d’enseignants ne sont pas pourvus pour la rentrée prochaine.
  • 1 539 postes restent vacants malgré les efforts de recrutement.
  • La perte se concentre sur les académies de Créteil et Versailles.
  • Les chiffres du recrutement dans certaines régions ne sont pas encore connus.

L’épineux problème du manque de professeurs

Selon les dernières données fournies par les syndicats enseignants, environ 15% des postes de professeurs des écoles pour la prochaine rentrée académique ne sont toujours pas occupés à ce stade de l’année. Le total des postes vides atteint le chiffre douloureux de 1 539.

Un problème persistant que la FSU-Snuipp, principal syndicat du premier degré (écoles maternelle et élémentaire), « considère alarmant ». D’une année sur l’autre, cette lacune reste conséquente car le « nombre de postes vacants est similaire à celui de l’année passée », qui s’élevait à 1 533.

Un déficit marqué dans certaines académies

Les données pour certains concours, comme ceux des académies de Créteil et de Versailles, attendent toujours d’être connues. Pourtant, les chiffres actuels montrent déjà que la plus grande partie du déficit est attribuée à ces deux académies, avec respectivement 670 et 692 postes non pourvus, ainsi qu’en Guyane avec 174 postes vacants.

Guislaine David, secrétaire générale du syndicat, avait laissé entendre son découragement face à la lenteur avec laquelle cette situation se résout. « On n’arrive pas à enrayer cette crise » , avait-elle déclaré.

L’attractivité du métier d’enseignant en question

Le constat fait par les différents syndicats est partagé. Malgré les promesses gouvernementales d’une augmentation de l’attractivité du métier d’enseignant faites il y a quelques années, le taux de postes pourvus reste faible.

Jérôme Sinot, secrétaire national de la CGT Educ’action en charge du premier degré, partage cette inquiétude : « On est surtout inquiets de ce qui va advenir à la fois pour les élèves à la rentrée, parce qu’il va manquer du monde dans les classes, et pour les équipes pédagogiques parce qu’il va aussi manquer du monde dans les écoles ».

Un déficit qui ne cesse de s’accentuer puisque l’année précédente, le nombre de postes non pourvus s’élevait à 3 100, dont 1 315 dans le premier degré, soit une situation qui se répète tristement en vue de la rentrée prochaine.

Jérôme Nelra

Spécialiste Société

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