Près de 25% des Français avouent avoir été victimes de maltraitance dans l’enfance
Près de 50% des Français pensent également qu’au moins une personne de leur entourage a subi de tels actes.
Le chiffre, de par sa proportion, a de quoi faire peur. En effet, selon une étude de l’institut Harris Interactive réalisée pour le compte de l’association L’Enfant bleu — Enfance maltraitée, près d’un quart des Français ont avoué avoir subi des actes de maltraitance grave pendant leur enfance.
L’occasion pour l’association de mettre en lumière un sujet de société important trop souvent passé sous silence.
Violence physique et psychologique
Après la libération de la parole contre les violences faites aux femmes, c’est désormais le sujet de la maltraitante infantile qui arrive sur le devant de la scène. Ainsi, sur les 1000 Français interrogés pour les besoins de l’étude, 22% ont déclaré avoir été victimes de maltraitance durant l’enfance alors que seuls 14% avaient évoqué une situation similaire en 2014.
Les violences sont de plusieurs natures ainsi, les maltraitances à caractère sexuel ont été évoquées par 16% des témoins (principalement des attouchements surtout vécus par des jeunes filles). 8% évoquent une maltraitance psychologique (insultes, humiliations, menaces), 5 % de violences physiques (coups) et 3% parlent de cas de négligence (soins, hygiène).
Un sujet difficile à évoquer
Près de la moitié des personnes qui ont participé à l’enquête (47%) estiment que dans leur entourage, il est très probable qu’au moins une personne ait été victime de maltraitance durant l’enfance. 36% pensent qu’un cas de maltraitance infantile s’est probablement ou certainement produit dans leur entourage lors des dernières années. 19 % d’entre eux reconnaissent ne pas être intervenus, et 30% assurent qu’elles n’étaient pas en capacité d’intervenir, car elles ne disposaient pas de preuves suffisantes.
Si les langues semblent donc se délier, la maltraitance infantile reste un sujet compliqué à évoquer pour 79% des personnes sondées. Pourtant, évoquer les faits lorsqu’ils se sont produits a suffi à les faire stopper immédiatement dans 61 % des cas. Seulement, 80 % des personnes qui ont indiqué avoir été maltraitées pendant l’enfance n’en ont pas parlé au moment des faits.