Pénurie de médicaments : l’hiver prochain sera une nouvelle fois compliqué

Suite aux annonces d'Emmanuel Macron concernant la relocalisation de la production de certains médicaments jugés prioritaires, le ministre de la Santé reste inquiet pour les mois à venir.

L’annonce était très attendue dans un contexte général de pénurie de médicaments. Ce mardi 13 juin, Emmanuel Macron a annoncé que la production d’une cinquantaine de médicaments jugés « essentiels » allait être relocalisée pour limiter le risque de pénurie. Dans le même temps, une liste de 450 médicaments pour lesquels l’approvisionnement sera sécurisé a été établie.

Des efforts considérables, mais qui ne devraient pas porter leurs fruits tout de suite, les pénuries restant à craindre dès cet hiver selon le ministre de la Santé.

La pénurie n’est pas finie

C’est dans une interview donnée au micro de RTL que François Braun a dressé l’état des lieux de l’approvisionnement et du stock de médicaments sur le territoire. Le ministre est clair, l’hiver prochain sera une nouvelle fois tendu : « On va avoir encore des pénuries, des risques de rupture de stock. Cela va encore être compliqué l’hiver prochain. » a déclaré François Braun.

Les mesures annoncées vont prendre du temps

Comme le précise le ministre, les mesures de relocalisation et de sécurisation d’approvisionnement prendront du temps. Ce projet se déroulera en deux phases, la première consistant à relocaliser la production de 25 médicaments jugés comment « essentiels », comme des traitements contre le cancer, des médicaments utilisés en anesthésie ou des antibiotiques. Puis 25 autres médicaments devraient suivre dans une seconde phase. La production pourrait également varier en fonction des saisons. Aussi, 450 traitements jugés comme essentiels seront suivis assidûment pour éviter le risque de pénurie.

Un hiver 2022/2023 compliqué

Nous l’avons décrit à plusieurs reprises, l’hiver 2022/2023 a été particulièrement tendu dans les pharmacies françaises qui ont manqué de certains médicaments de base comme le paracétamol ou l’amoxicilline.

D’autres traitements plus rares, mais également indispensables étaient également très difficiles à trouver, mettant en danger la vie de certains patients et notamment des enfants.