Météo chaotique, inflation, le tourisme a souffert en juillet (témoignages)

Globalement, les professionnels du tourisme jugent décevant ce mois de juillet 2023 notamment à cause d'une météo défavorable et d'un contexte inflationniste pesant qui met des oursins dans le portefeuille des Français.

Contexte inflationniste ‘inquiétant’, météo en demi-teinte, les professionnels du tourisme espéraient beaucoup mieux pour ce mois de juillet 2023 qui pourtant s’annonçait bien il y a encore 2 ou 3 mois. Seulement, les mauvaises nouvelles sont intervenues entre-temps : hausse de +10% de l’électricité, augmentation de la taxe foncière, des assurances…

Désormais, les professionnels misent beaucoup sur le mois d’août avec des réservations plutôt bonnes. Si les activités de pleine nature fonctionnent bien, les restaurants font grise mine.

Un pouvoir d’achat en berne

Interrogé dans les colonnes de La Montagne, le chef Ronan Lebreton (il tient un restaurant à Collonges-la-Rouge) remarque la baisse du pouvoir d’achat des clients : « Même si ce n’est pas catastrophique, ça a démarré très lentement. J’ai gardé mes habitués, mais il y a moins de touristes de passage. Et clairement, les gens font attention. Mais je suis optimiste pour août. Les gens sont arrivés le week-end dernier !« .

Clairement, les clients font attention (un restaurateur)

De son côté, la fédération de l’hôtellerie de plein air (FNHPA) annonce 3% de nuitées en moins comparée à 2022 : « Les réservations étaient en hausse de 20% dès début avril, mais il y a eu un arrêt assez brutal aux mois de mai et juin. On va donc se retrouver avec un été du même tonneau que l’année dernière, ce qui est déjà très bien puisque c’était une année record. Mais le mois de juillet est en dessous de celui de l’année dernière puisqu’on est à 3% de nuitées en moins« , précise Nicolas Dayot (président de la FNHPA) sur France 3 / Occitanie.

Pour les chambres d’hôtes, on constate des impacts très violents : de moins 20 à moins 25%

Alexandre Sylvestre (Président des restaurateurs cafetiers saisonniers syndicat UMIH 11 -département de l’Aude-), indique : « Pour la restauration traditionnelle, ça va entre moins 10 et moins 15% sur le département de l’Aude. Et pour les chambres d’hôtes, on constate des impacts très violents : de moins 20 à moins 25%« , souligne-t-il sur France 3.

On a peut-être été moins au restaurant (une femme en vacances)

Une vacancière conclut : « On a peut-être été moins au restaurant, on a plus cuisiné nous-mêmes les poissons pour éviter les petits achats inutiles« …