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Mai 2025 : la planète enregistre son deuxième mois de mai le plus chaud, d’après Copernicus

Actualité > Canicule > Climat > Eau
Par Jérôme Nelra,  publié le 11 juin 2025 à 12h00.
Actualité
Image d'illustration. Ciel du soir aux teintes chaudes

Image d'illustration. Ciel du soir aux teintes chaudesADN

Selon les relevés du programme européen Copernicus, la planète a connu en mai 2025 des températures exceptionnellement élevées, faisant de ce mois le deuxième plus chaud jamais enregistré à l’échelle mondiale pour cette période de l’année.

Tl;dr

  • Mai 2025 : 2e mai le plus chaud jamais enregistré.
  • Températures océaniques anormalement élevées, risques accrus pour les écosystèmes.
  • Le réchauffement reste proche du seuil de 1,5°C.

Des températures records, encore une fois

Les chiffres tombent, implacables. Selon l’observatoire européen Copernicus, le mois de mai 2025 s’impose comme le deuxième mai le plus chaud jamais mesuré dans le monde. Il succède de près à mai 2024, affichant une température moyenne mondiale de 15,79°C – un chiffre certes inférieur de 0,12°C au record établi l’an dernier, mais légèrement supérieur à celui de mai 2020.

Cette situation semble désormais s’installer comme la nouvelle normalité. Sur terre comme sur mer, la chaleur s’est imposée avec une constance désarmante.

Des océans sous pression

Ce qui interpelle particulièrement cette année, c’est la persistance de températures « inhabituellement élevées » à la surface des océans. D’après Copernicus, on a relevé en mai une température moyenne de 20,79°C en surface marine – là aussi, le second niveau le plus élevé depuis que ces mesures existent. Certaines zones maritimes battent même des records locaux inquiétants.

Cette montée en température n’est pas qu’une statistique ; elle pèse lourdement sur l’équilibre écologique mondial. En marge de la troisième conférence des Nations Unies dédiée aux océans (UNOC) qui se tient actuellement à Nice, plusieurs experts rappellent que :

  • Les épisodes de canicule marine provoquent migrations et mortalité massive d’espèces.
  • L’altération des écosystèmes marins compromet la distribution des nutriments.
  • Des mers plus chaudes amplifient la fréquence et l’intensité des tempêtes.

Un climat global en déséquilibre

Sur une période glissante allant de juin 2024 à mai 2025, le réchauffement atteint désormais +1,57°C par rapport à l’ère préindustrielle (1850-1900). Pourtant, ce mois de mai interrompt une impressionnante série : « Mai 2025 interrompt une longue séquence inédite de mois supérieurs à 1,5°C », explique Carlo Buontempo, directeur du service du changement climatique chez Copernicus. Durant les vingt-deux derniers mois, vingt et un avaient franchi ce seuil symbolique fixé par l’accord de Paris.

Les scientifiques insistent néanmoins sur la nécessité d’appréhender ces moyennes sur des périodes longues – typiquement vingt ans – afin d’atténuer les variations naturelles annuelles. N’empêche : selon les experts du Giec, il existe désormais une chance sur deux d’observer un climat durablement réchauffé de 1,5°C dès la décennie 2030-2035.

Sécheresses et extrêmes régionaux

L’Europe n’a pas échappé aux contrastes météorologiques : tandis que certaines régions ont vu leurs pluies battre des records au printemps – notamment au Royaume-Uni –, d’autres subissent depuis plusieurs semaines une sécheresse exceptionnelle. Le Danemark et les Pays-Bas figurent parmi les pays les plus touchés, laissant planer des inquiétudes pour leurs réserves en eau et leurs rendements agricoles.

Face à cette accumulation d’événements extrêmes et alors que chaque fraction de degré supplémentaire intensifie les risques (canicules ou dégradations écologiques), contenir le réchauffement sous la barre fatidique des +1,5°C reste crucial selon le Giec. Ce défi s’annonce complexe mais déterminant pour limiter l’emballement climatique mondial.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Des températures records, encore une fois
  • Des océans sous pression
  • Un climat global en déséquilibre
  • Sécheresses et extrêmes régionaux
En savoir plus
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