L’incompréhension est possiblement le sentiment majeur éprouvé par cette mère de famille, laquelle ne reçoit ainsi pas les pensions alimentaires de ses enfants dues par son désormais ex-mari. L’homme, prénommé Thierry, est âgé d’une cinquantaine d’années. Son travail est celui de vendeur au sein de sa société de fournitures de bureau.
En juin 2016, le tribunal correctionnel de Saint-Étienne (Loire) l’avait déjà condamné pour non-paiement de pensions alimentaires et organisation frauduleuse d’insolvabilité. C’est-à-dire qu’il œuvrait pour échapper aux paiements. Mais pouvait-il seulement se les permettre ?
Un père de famille déjà condamné en 2016 pour non-paiement de pensions alimentaires
Nos confrères du Progrès ajoutent qu’à l’époque où le premier jugement a été rendu, le prévenu roulait en Lamborghini, soit une marque assez peu accessible aux maigres bourses. Lundi, son ex-femme domiciliée à Montbrison a déclaré mettre sérieusement en doute les justifications du quinquagénaire :
« Il dit que c’est pour la pub de sa société. Mais il faut une Porsche pour vendre des stylos ? » Et d’ajouter être exténuée de revenir à la barre : « Comment il fait pour ne pas payer la pension de ses enfants et s’acheter des véhicules à 100.000 euros ? Je veux arrêter de venir au tribunal tous les ans ! »
Quinze mois de prison requis
Car, faut-il le préciser, Thierry ne roule maintenant plus en Lamborghini mais en Porsche, un élément qui, a priori, ne devrait pas le servir devant le juge. Quinze mois de prison ont été requis à son encontre, mais ce n’est qu’au mois de novembre prochain qu’il sera fixé sur son sort à l’issue du délibéré.