Livret A, LDDS, LEP : ce qui changerait pour l’épargne en août

Après la baisse annoncée en janvier, les principaux livrets réglementés pourraient remonter dès le 1er août 2026. Le LEP resterait le plus avantageux.

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En bref

  • Hausse attendue des livrets au 1ᵉʳ août 2026
  • Livret A et LDDS iraient à 1,8 %
  • Le LEP pourrait rester à 2,8 %

En janvier, la trajectoire semblait claire, les taux des livrets réglementés devaient baisser. Six mois plus tard, le scénario changerait. Le retour de l’inflation pousserait la Banque de France à proposer une hausse dès le 1ᵉʳ août 2026, un mouvement qui concernerait les placements les plus utilisés par les ménages.

Un revirement après la baisse attendue

Les taux de ces livrets ne bougent pas au hasard. Ils suivent une formule révisée deux fois par an, avec un poids important donné à l’évolution des prix. Or la remontée de l’inflation change la donne. Alors que Service Public avait annoncé une baisse en janvier, la Banque de France préparerait désormais des arbitrages inverses, attendus à la mi-juillet.

Ce point compte, parce que ces produits restent le refuge le plus simple pour protéger une épargne disponible, sans exposition aux marchés financiers. Pas spectaculaire, mais très concret pour le budget.

Le Livret A et le LDDS repartiraient ensemble

Dans cette hypothèse, le Livret A passerait de 1,5 % à 1,8 %. Pour un encours moyen de 7 500 euros, cela représenterait 135 euros d’intérêts sur un an. L’avantage ne change pas, les gains resteraient exonérés d’impôts.

Le LDDS, lui, suivrait la même pente. Son fonctionnement restant indexé sur celui du Livret A, son taux atteindrait aussi 1,8 % au début d’août. Pour beaucoup de foyers, ce n’est pas un bouleversement. Mais sur une épargne de précaution, ce petit écart compte quand les dépenses courantes remontent.

Le LEP garderait son rôle de bouclier

C’est sur le LEP que l’écart serait le plus visible. L’application stricte de la formule aboutirait à un taux théorique de 2,3 %. Mais le ministre de l’Économie devrait valider une dérogation pour conserver un différentiel protecteur d’un point avec le Livret A.

Résultat, le LEP pourrait atteindre 2,8 %. Pour un solde moyen national de 6 912 euros, les intérêts annuels dépasseraient 193 euros. Ce maintien d’un taux élevé vise les ménages éligibles aux revenus modestes, dans un contexte de hausse des prix, notamment sur les carburants.

Un autre élément apparaît en arrière-plan. Une partie des fonds centralisés du LEP servirait aussi au financement du programme nucléaire civil français. Derrière le simple taux affiché, on voit donc deux logiques avancer ensemble, soutenir l’épargne populaire et orienter une partie de cette épargne vers un objectif industriel de long terme.

Morgan Fromentin

Spécialiste Économie

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